DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 2009

Bienvenues, bienvenus sur Asante

Bonjour a toutes et a tous. Les contes et légendes qui suivront sont authentiques, sortis de la parole de personnes africaines, citoyens de leur pays et vous seront transmis tel que je les ai enregistre lors de mes années d'Afrique. Ils vous seront transmis tels qu'ils m'ont été transmis afin de garder le charme et l'authenticité de la parole. Comme vous le savez, il s'agit la de trésors de littérature verbale, transmis depuis le fond des ages, de bouche a oreille entre les populations, dans les villages et les villes de ce magnifique continent que constitue l'Afrique. Je vous souhaite une bonne lecture et j'espère que vous apprécierez.

samedi 8 août 2009

dicton

Celui qui a plante un arbre avant de mourir, n'a pas vécu inutilement.

Un homme avait trois enfants

Un homme avait épouse une femme qui lui donna trois garçons. Ces enfants avaient un
oncle, qui était roi. Celui-ci fit dire a son frère cadet :
- Envoie-moi un neveu intelligent pour qu'il me succède sur le trône. Car, je vais céder
ma place a un de ces neveux.
Le frère cadet envoya au roi son fils aine. Le roi avait prit soin de mettre a la disposition
du neveu, un cheval. Mais avant que le neveu ne monte sur le cheval, le roi fit enjoindre
de ne pas parler en chemin a des monstres qu'il rencontrerait et de ne pas boire de l'eau ;
mais de continuer sa route.
L'enfant partit a cheval. Après avoir longtemps marche, voila qu'il se trouve face a face
avec son père déguisé en lion. A la vue de ce lion, l'enfant rebroussa chemin et revint a
la maison.
Un autre enfant fut désigne a la place du premier. Il en fut de même que pour le premier.  Après avoir fait une longue distance, il se trouva devant un léopard. 

Tous deux, le
  léopard et l'enfant, chacun de son cote se sauva. Et l'enfant retourna a la maison.
On confia cette fois le cheval au benjamin Jean-Baptiste.
Celui-ci mit l'uniforme royal et partit.
  Après avoir longtemps trotte, il vit un léopard. Le léopard détala ; et le petit se mit
a ses trousses. Quand il fut sur le point d'attraper le léopard, celui-ci disparut
mystérieusement.
L'enfant n'en continua pas moins sa route. Le père déguise en léopard se fit cette
  réflexion: "Cet enfant est courageux".
Finalement, l'enfant parvint au gué d'une rivière. Une soif ardente lui brulait la gorge.
Que faire maintenant, se demanda-t-il ? Il descendit de son cheval qu'il attacha a un arbre.
Non loin de la, il vit un monstre :
- "Père" lui demanda-t-il,
- Qu'y a-t-il ?
- Ou pourrait-on trouver de l'eau potable ?
- Suis la rivière et la plus bas tu trouveras de l'eau. Mais avant, ajoute le monstre, avant
d'aller boire cette eau laisse ici tous les habits royaux que tu portes.
L'enfant déposa tous ses habits a la place indiquée et s'en alla boire. A ce moment la,
le monstre reste seul mit l'habit royal et s'enfuit avec le cheval. L'enfant finit par
s'égarer, il ne voyait partout qu'étendue d'eau âpres étendue d'eau.
Entretemps le monstre arriva le premier chez l'oncle de l'enfant égare.
L'oncle se démit de ses fonctions en faveur du monstre. Et il quitta le pouvoir.
Pendant tout ce temps, le neveu errait partout en cherchant, en vain, le chemin perdu.
Sans pourtant se décourager, il parvint dans un pays habite uniquement par des fourmis.
Il y en avait tellement qu'il était impossible de le traverser.
L'ombre de son pers vint lui dire :
- Mon fils, met une fourmi dans ta poche.
Des qu'il l'eut mise en poche, toutes les autres fourmis disparurent.
Il continua sa route et atteignit un endroit ou il n'y avait que des abeilles.
Il y en avait tellement qu'il était impossible de passer. Le père de lui dire de nouveau :
- Prends une abeille et mets la dans ta poche.
Il mit une abeille en poche et aussitôt toutes les abeilles de disparaitre.
Il continua sa route. Après avoir longtemps marche, il arriva dans une région entièrement
glacée.La glace lui gelait tellement les pieds, qu'il était impossible de marcher dessus et
de passer.
- Prends un morceau de glace et mets le en poche.
Il le prit et le mit en poche.
L'usurpateur du trône se disait : le véritable héritier du trône est en route. Il donna ordre
a ses policiers :
- Des qu'il mettra les pieds ici, arrêtez-le. C'est un imposteur !
Les gardes l'attendait donc. Des qu'il arriva, il fut arrête et jeté dans un cachot ou
il souffrit terriblement. Le malheureux héritier se mit a expliquer :
- Je n'ai pas demande ce trône, c'est mon oncle qui m'a fait venir pour l'occuper.
- Quand il me manda, mon oncle m'avait recommande plusieurs choses :
- En route, quand tu verras des hommes aux gros ventres, ne leur parle pas. Si tu as
soif, ne bois pas.
- J'ai longtemps marche et un jour, j'ai eu soif. Pour étancher ma soif, j'avais demande
de l'eau a un ventripotent que je venais de rencontrer. Cet homme m'avait dit : Si
tu veux aller boire de l'eau, laisse tes habits. Ce que je fis. Sitôt pares mon départ,
ce monstre s'empara de mes habits et de mon cheval et vint régner ici.
Chaque fois que les gardes entendaient ces explications, ils se mettaient a le rosser de
plus belle.
Si tu es vraiment le neveu du roi, tu vas nous le montrer en te mariant avec une princesse.
Parfaitement d'accord fit l'autre. On le conduisit chez la princesse.
Beaucoup de gens avaient demande la main de cette jeune fille, mais personne n'avait
  réussi les épreuves étant trop dures. Certaines gens n'en revenaient même pas, ils y
restaient enterres.
On emmena donc l'infortune héritier jusque chez cette princesse. On le fit entrer dans
cette maison et on lui demanda ce qu'il voulait. Il répondit :
- Je veux épouser cette princesse !
- Tu veux épouser la fille du roi ? lui demanda-t-on avec insistance.
- Oui, répéta l'autre.
Il entra dans la maison et la on lui présenta deux sacs : un sac plein de sable et l'autre
plein de sésame. On mélangea tout cela dans un seul tas.
- Mets d'un cote le sésame et de l'autre le sable, lui fut-il demande
Alors son père, utilisant sa magie, lui conseilla :
- Fils ne crains rien, fais seulement sortir de ta poche une fourmi voyageuse.
L'enfant fit tout cela. Et la fourmi se mit au travail. Le sésame d'un cote et le sable de
l'autre. Les gens vinrent admirer ce travail. Bravo dirent-ils.
Vint ensuite l'heure de se mettre au lit. Dans toute la maison et même sur le lit, on
prit soin de mettre des fils électriques.
- Va te coucher !
Son père lui conseilla encore une fois :
- Quand tu seras monte au lit, tu laisseras tomber un morceau de glace.
Il fit tout cela. Et la glace fit refroidir les fils qui se brisèrent.
Le jeune homme s'endormit jusqu'au lendemain matin. Les gens vinrent alors le trouver
dans son lit. Bravo ! crièrent-il.
Le jeune prit quelques jours de repos. Il se faisait que toutes les filles du village se
ressemblait toutes : elles portaient toutes les mêmes noms, mêmes habits....
Elles se mirent toutes en rang de telle façon qu'il ne fut pas possible de reconnaitre la
fille du roi.
- He !, jeune homme, choisis de toutes ces filles la fille du roi que tu veux épouser.
Le jeune homme se présenta. Son père lui conseilla :
- Lache une abeille vers ces filles ; celle qui chassera l'abeille, c'est celle-la, la fille du roi.
L'abeille partit bourdonner a l'oreille d'une des filles, et la fille la chassa de la main.
Fort de cet indice, le jeune sorti choisir la fille a l'oreille de laquelle l'abeille avait
bourdonne.
A ce moment, on fit de la musique et on dansa. Le jeune homme partit entrer en
possession du trône laisse par son oncle. Et l'usurpateur fut exécute.


-

dicton

Mbwa ya makelele mingi akoswaka te.
Chien qui aboie, ne mord pas.

lundi 3 août 2009

dicton

Celui qui se lève tard ne voit pas le lézard en train de se brosser les dents. Proverbe Masai

Conte de revenants

Un homme et la femme qu'il avait épousée, construirent tous les deux leur village.
L'homme dit un jour :
- Femme ! moi, je pars faire du commerce. Je vais dans le bas pays vendre du sel !
Et il partit, laissant son épouse seule. Celle-ci se dit :
- Je vais rouir mon manioc au ruisseau !
L'homme était parti pour son commerce depuis longtemps.
Le jour de son retour approchait. La femme prit son panier, elle déposa son manioc dans
l'eau pour le rouissage et remonta chez elle. Trois jours s'écoulèrent ; le quatrième.
elle s'en fut éplucher les carottes. Elle éplucha longtemps ; ce travail fini, elle rangea les
carottes dans le panier. Mais elle ne parvint pas a le soulever.
Soudain, elle entendit en amont comme le bruit de quelqu'un qui pêchait de petits
poissons. Elle cria :
- Qui se trouve la-bas en amont du ruisseau ?
- "C'est moi", répondit une voix !
- Viens soulever mon panier ! Je te donnerai du manioc.
L'autre refusa. La femme insista :
- Ce panier, aide-moi a le mettre sur mon dos, je te donnerai du manioc pour que tu
puisses en broyer.
L'interpelle arriva. La femme choisit dix carottes et les lui donna.
  Arrivée au village, elle déposa le panier, ouvrit la case, prit le mortier et le pilon et
broya les carottes. Elle termina au déclin du jour, puis elle s'endormit. Mais elle ignorait
que celui a qui elle avait donne du manioc était un revenant.
Le revenant s'en était donc retourne chez lui. Le soir il cria :
- Celui qui a besoin de manioc, celui qui a du verrat, Ah ! moi qui n'ai jamais rien attrape,
aujourd'hui, j'ai attrape !
Tous les revenants qui hantaient cette région, se dirent :
- Écoutez, qui donc nous appelle ?
Tous les ancêtres méprisables que sont les revenants se réunirent et se rendirent chez
leur compagnon. Celui-ci leur rapporta l'événement :
- J'étais parti prendre des petits poissons, voici qu'on m'appelle :
- Aide-moi a soulever ma charge de manioc. Je t'en donnerai.
- Je vais l'aider a soulever le panier, elle me donna dix carottes de manioc ! Elle était
seule au village, son mari est partit faire du commerce.
Ils rassemblèrent des tambours, des gongs...et d'autres instruments, et ils partirent.
Arrives aux abord du village, ils se mirent a chanter :
- A kimvwa-mvwa, a kimvwa-mvwa, toi, soulève-moi le panier, charge le moi, je ne
fais que passer pasr ici.
La femme tremblait de peur dans sa case. Ayant pris de grosses branches d'arbres, elle
les entassa devant la prote, celle-ci était infranchissable ! Les efforts des revenants
échouèrent. A l'aurore tous déguerpirent en vitesse en disant :
- Demain bien sur, nous reviendrons régler ton affaire.
La nuit suivant ils revinrent a la charge. La femme avait barricade sa case, elle entendit
s'acharner sur le seuil. Elle tremblait de peur :
- Hélas, mon mari est parti faire du commerce.... Qu'il revienne vite.... Certainement
qu'il me tueront... Quand il reviendra, qui ira-t-il interroge ?
Les revenants en dansant entourèrent la maison. Le coq chanta. Ils s'éloignèrent une
fois de plus en criant :
- Te voila encore sauvée aujourd'hui !
Ils regagnèrent leurs repaires.
Ce jour la le mari rentra. La femme lui narra son aventure.
- J'étais restée ici, et puis je suis allée rouir le manioc. Quand je l'ai dépose au fond de
l'eau, je reviens ici. Après le quatrième jour je pars pour l'éplucher. Je prends avec moi
un panier, mais je ne peux pas le soulever. J'entends soudain en amont du ruisseau,
quelqu'un qui agite de l'eau. J'appelle : Eh ! aide-moi a charger le manioc ! D'abord il
refuse ! J'insiste en lui disant : Je te donnerai dix carottes pour que tu puisses les
broyer. Je lui donne après qu'il a déposé le panier sur la tête, je prends le chemin du
village. Je prends le mortier et le pilon et je broie mon manioc. Or, a la tombez de
la nuit, j'entends a la portes des hommes qui font un vacarme incroyable. Ils chantaient :
Kimvwa-mvwa, a kimvwa-mvwa, toi, soulève-moi le panier, charge-le moi.., je ne fais
que passer par ici ! A l'intérieur, j'étais saisie de frayeur. Au chant du coq, ils ont
deguerpis en me criant "a demain ! aujourd'hui tu n'es pas encore morte". La journee se
passe, je barricade la maison. Ils sont revenus en chantant leur chant de la veille.
Au coq chantant, ils sont repartit.
Le mari de répondre :
- Qu'a cela ne tienne, on verra !
  Après avoir couper des lattes de palme et des baguettes pointues, il s'en va poser des
  pièges dans tous les carrefours ou les revenants avaient coutumes de marcher. Puis ils
allerent se coucher. Les revenants revinrent de nouveau en chantant leur complainte.
L'homme chargea son fusil de quinze balettes et courut les attendre au carrefour par
ou ils passaient.
Ce fut un défilé interminable jusqu'au village ! Ils entourèrent la case. La femme leur cria :
- Par ou allez-vous vous enfuir aujourd'hui ? Vous êtes tous des hommes finis !
Tous en chœur :
- Non, non, non !!!!!
Ils se dirigèrent vers le carrefour ou ils se blessèrent aux pieux. Ils tombèrent par terre.
Quiconque s'échappait, se blessait aux pointes et aux épines. Ils moururent. Aucun d'eux
n'échappa.
L'homme revint au village. Il prit tous ses biens. Ils allerent habiter ailleurs, quand a leur
case, ils l'incendièrent !