DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 2009

Bienvenues, bienvenus sur Asante

Bonjour a toutes et a tous. Les contes et légendes qui suivront sont authentiques, sortis de la parole de personnes africaines, citoyens de leur pays et vous seront transmis tel que je les ai enregistre lors de mes années d'Afrique. Ils vous seront transmis tels qu'ils m'ont été transmis afin de garder le charme et l'authenticité de la parole. Comme vous le savez, il s'agit la de trésors de littérature verbale, transmis depuis le fond des ages, de bouche a oreille entre les populations, dans les villages et les villes de ce magnifique continent que constitue l'Afrique. Je vous souhaite une bonne lecture et j'espère que vous apprécierez.

lundi 3 août 2009

Conte de revenants

Un homme et la femme qu'il avait épousée, construirent tous les deux leur village.
L'homme dit un jour :
- Femme ! moi, je pars faire du commerce. Je vais dans le bas pays vendre du sel !
Et il partit, laissant son épouse seule. Celle-ci se dit :
- Je vais rouir mon manioc au ruisseau !
L'homme était parti pour son commerce depuis longtemps.
Le jour de son retour approchait. La femme prit son panier, elle déposa son manioc dans
l'eau pour le rouissage et remonta chez elle. Trois jours s'écoulèrent ; le quatrième.
elle s'en fut éplucher les carottes. Elle éplucha longtemps ; ce travail fini, elle rangea les
carottes dans le panier. Mais elle ne parvint pas a le soulever.
Soudain, elle entendit en amont comme le bruit de quelqu'un qui pêchait de petits
poissons. Elle cria :
- Qui se trouve la-bas en amont du ruisseau ?
- "C'est moi", répondit une voix !
- Viens soulever mon panier ! Je te donnerai du manioc.
L'autre refusa. La femme insista :
- Ce panier, aide-moi a le mettre sur mon dos, je te donnerai du manioc pour que tu
puisses en broyer.
L'interpelle arriva. La femme choisit dix carottes et les lui donna.
  Arrivée au village, elle déposa le panier, ouvrit la case, prit le mortier et le pilon et
broya les carottes. Elle termina au déclin du jour, puis elle s'endormit. Mais elle ignorait
que celui a qui elle avait donne du manioc était un revenant.
Le revenant s'en était donc retourne chez lui. Le soir il cria :
- Celui qui a besoin de manioc, celui qui a du verrat, Ah ! moi qui n'ai jamais rien attrape,
aujourd'hui, j'ai attrape !
Tous les revenants qui hantaient cette région, se dirent :
- Écoutez, qui donc nous appelle ?
Tous les ancêtres méprisables que sont les revenants se réunirent et se rendirent chez
leur compagnon. Celui-ci leur rapporta l'événement :
- J'étais parti prendre des petits poissons, voici qu'on m'appelle :
- Aide-moi a soulever ma charge de manioc. Je t'en donnerai.
- Je vais l'aider a soulever le panier, elle me donna dix carottes de manioc ! Elle était
seule au village, son mari est partit faire du commerce.
Ils rassemblèrent des tambours, des gongs...et d'autres instruments, et ils partirent.
Arrives aux abord du village, ils se mirent a chanter :
- A kimvwa-mvwa, a kimvwa-mvwa, toi, soulève-moi le panier, charge le moi, je ne
fais que passer pasr ici.
La femme tremblait de peur dans sa case. Ayant pris de grosses branches d'arbres, elle
les entassa devant la prote, celle-ci était infranchissable ! Les efforts des revenants
échouèrent. A l'aurore tous déguerpirent en vitesse en disant :
- Demain bien sur, nous reviendrons régler ton affaire.
La nuit suivant ils revinrent a la charge. La femme avait barricade sa case, elle entendit
s'acharner sur le seuil. Elle tremblait de peur :
- Hélas, mon mari est parti faire du commerce.... Qu'il revienne vite.... Certainement
qu'il me tueront... Quand il reviendra, qui ira-t-il interroge ?
Les revenants en dansant entourèrent la maison. Le coq chanta. Ils s'éloignèrent une
fois de plus en criant :
- Te voila encore sauvée aujourd'hui !
Ils regagnèrent leurs repaires.
Ce jour la le mari rentra. La femme lui narra son aventure.
- J'étais restée ici, et puis je suis allée rouir le manioc. Quand je l'ai dépose au fond de
l'eau, je reviens ici. Après le quatrième jour je pars pour l'éplucher. Je prends avec moi
un panier, mais je ne peux pas le soulever. J'entends soudain en amont du ruisseau,
quelqu'un qui agite de l'eau. J'appelle : Eh ! aide-moi a charger le manioc ! D'abord il
refuse ! J'insiste en lui disant : Je te donnerai dix carottes pour que tu puisses les
broyer. Je lui donne après qu'il a déposé le panier sur la tête, je prends le chemin du
village. Je prends le mortier et le pilon et je broie mon manioc. Or, a la tombez de
la nuit, j'entends a la portes des hommes qui font un vacarme incroyable. Ils chantaient :
Kimvwa-mvwa, a kimvwa-mvwa, toi, soulève-moi le panier, charge-le moi.., je ne fais
que passer par ici ! A l'intérieur, j'étais saisie de frayeur. Au chant du coq, ils ont
deguerpis en me criant "a demain ! aujourd'hui tu n'es pas encore morte". La journee se
passe, je barricade la maison. Ils sont revenus en chantant leur chant de la veille.
Au coq chantant, ils sont repartit.
Le mari de répondre :
- Qu'a cela ne tienne, on verra !
  Après avoir couper des lattes de palme et des baguettes pointues, il s'en va poser des
  pièges dans tous les carrefours ou les revenants avaient coutumes de marcher. Puis ils
allerent se coucher. Les revenants revinrent de nouveau en chantant leur complainte.
L'homme chargea son fusil de quinze balettes et courut les attendre au carrefour par
ou ils passaient.
Ce fut un défilé interminable jusqu'au village ! Ils entourèrent la case. La femme leur cria :
- Par ou allez-vous vous enfuir aujourd'hui ? Vous êtes tous des hommes finis !
Tous en chœur :
- Non, non, non !!!!!
Ils se dirigèrent vers le carrefour ou ils se blessèrent aux pieux. Ils tombèrent par terre.
Quiconque s'échappait, se blessait aux pointes et aux épines. Ils moururent. Aucun d'eux
n'échappa.
L'homme revint au village. Il prit tous ses biens. Ils allerent habiter ailleurs, quand a leur
case, ils l'incendièrent !


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