DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 2009

Bienvenues, bienvenus sur Asante

Bonjour a toutes et a tous. Les contes et légendes qui suivront sont authentiques, sortis de la parole de personnes africaines, citoyens de leur pays et vous seront transmis tel que je les ai enregistre lors de mes années d'Afrique. Ils vous seront transmis tels qu'ils m'ont été transmis afin de garder le charme et l'authenticité de la parole. Comme vous le savez, il s'agit la de trésors de littérature verbale, transmis depuis le fond des ages, de bouche a oreille entre les populations, dans les villages et les villes de ce magnifique continent que constitue l'Afrique. Je vous souhaite une bonne lecture et j'espère que vous apprécierez.

dimanche 12 juillet 2009

Conte etiologique du chien qui meprisait la mangouste

Le chien, la mangouste, le crapaud, la perdrix et le perroquet se réunirent pour la
  négoce:
- Allons, dirent-ils partons faire du commerce.
Ils firent d'abord provision de nourriture, puis se mirent en route. Mais la contrée ou ils
allaient négocier était loin !
Quand ils arrivèrent au milieu du pays, leurs vivres furent épuises. Arrives a l'emplacement
d'un ancien village, le perroquet aperçut dans un palmier un régime encore vert :
- Attendons tous ici, dit-il, ce régime dans ce palmier, lorsqu'il aura muri, moi j'en
mangerai les fruits ; alors nous partirons.
Ils s'approchèrent.... et restèrent la trois mois peut-être ! Quand le régime eut muri, le
perroquet mangea le fruit et proclama : "En avant !"
Ils partirent. Après avoir longtemps marcher, il arrivèrent a mi-chemin. La perdrix dit :
- Brulez-moi cette brousse ; la première pluie va tomber ; l'herbe poussera. J'en
mangerai, après nous partirons.
Ils brûlèrent la brousse, la première pluie tomba, la nouvelle herbe poussa. La perdrix
en mangea. Ils se remirent en route. Ils marchèrent longtemps. Le crapaud dit :
- A mon tour ! Coupez-moi ce chêne ; quand il sera pourri, les termites l'attaqueront,
moi je mangerai les termites, et puis nous partirons.
Ils abattirent le chêne, l'arbre pourri, les termites y creusèrent leurs galeries. Le crapaud
mangea les termites.
Nouveau départ, nouvelle étape, Arrives a mi-route, la mangouste de déclarer :
- A mon tour cette fois ! Flambez cette brousse : Les tendres roseaux lèveront ; j'en
mangerai !
La brousse incendiée, les tendres roseaux poussèrent ; quand la mangouste en eut
mange :
- En route dirent-ils !
Ils partirent, parcoururent un bon bout de chemin, arrivèrent loin.
Le chien dit :
- C'est mon tour, ramassez du bois, vous tous. Moi je vais chauffer mon museau près du feu.
Lorsqu'il sera sec, nous nous remettrons en route. Comme cela nous aurons eu tous
notre part.
Les autres répliquèrent :
- Ca va , reste-toi, père chien, allons chercher du bois.
Le perdreau et le perroquet convinrent :
- Eh la, nous deux allons chercher du bois de notre cote.
La mangouste et le crapaud, suivant leur propre route, recueillaient du bois bruler.
Lorsqu'ils eurent leurs fagots de brindilles, ils revinrent, édifièrent un gros bucher ;
et voici que le feu abondait vraiment. Il pétillait. Les flammes étaient intenses.
Ils crièrent :
- Eh père chien, viens, chauffer ton nez !
Le chien s'approcha, s'accroupit près du foyer, et eux d'entretenir un feu abondant.
Le nez sécha ; mais tandis qu'ils regardaient d'un autre cote, le chien lécha son
museau; il recommença a couler. Les autres de leur cote s'acharnaient a redoubler le
feu. Mais le nez du chien ne voulait pas sécher !
Les autres de crier :
- Depuis que nous avons commencer ici, nous avons beau chauffer le museau du chien,
quand a sécher, il s'obstine a ne pas sécher ; il ne fait que couler. Nos têtes nous font
mal a force de ramasser du bois.
La perdrix et le perroquet se concertèrent en particulier.
Le perroquet dit :
- Écoute maman perdrix, prenons la fuite ; disons-le a la mangouste et au crapaud.
S'ils ne nous écoute pas, nous filerons nous deux.
Le crapaud et la mangouste arrivèrent :
- Vous, les anciens, le nez de notre maitre le chien, nous l'avons chauffe, chauffe !
Aujourd'hui, voila deux mois que ça dure. Et ce sacre nez ne veut pas sécher. Alors
nous resterions ici ?... Filons ! Nous avons faim, tees faim, les vivres sont épuises.
La mangouste dit :
- Allons, demandons au chien, en avant ! Si il fait des difficultés, alors nous décampons.
Les autres :
- Bien sur ! en avant, le chien !
Ils y allerent et dirent au chien :
- Maitre chien cesse cette comédie !
Maitre chien :
- Et pourquoi donc ? Vous tous lorsque nous sommes venus en chemin, n'avez-vous pas eu
votre manière de faire ? Toi, le perroquet, tu as mange des noix palmistes ; toi,
perdrix, tu as mange des jeunes pousses ; toi, crapaud, tu as fait abattre une chêne
et quand il fut pourri, tu as mange des termites ; toi, la mangouste, tu as fait bruler
la brousse, tu l'as fait brûlée jusqu'à'  ras du sol et lorsque les roseaux se sont lèves,
tu en as mange. Et maintenant nous partirions..... Et moi donc !... Chauffez moi le
museau, qu'il sèche.... Alors nous nous en irons ! Tant que mon nez ne sera pas sec.
personne ne partira d'ici !
La perdrix et le perroquet s'écrièrent :
- He la mangouste ! He le crapaud !, nous avions des vivres, tout est fini ! Hein quoi !
Nous resterions ici ? Quiconque reste ici, qu'il nous regarde partir.
La perdrix et le perroquet s'envolèrent dans le ciel. Le crapaud et la mangouste
  détalèrent a terre. Le chien grogna :
- Quoi, vous tous, vous avez déjà mange ? alors, que moi quand je suis en train de me
chauffer le museau, vous , vous ne persévérez pas !, vous décampez ! je m'en vais
suivre le chemin de la perdrix et du perroquet.
Mais tandis qu'il les poursuivait, le chien se dit :
- Non, pas ceux-la. Si je m'acharne a les suivre, peine inutile, j'en reviendrai comme
un niais ! Qu'ils s'en aillent, ma foi. Je suivrai la trace de la mangouste et du crapaud...
Lorsqu'il arrive a la porte du crapaud pour le saisir, celui-ci était rempli d'écailles, le
chien s'écrie :
- Ah non ! pas cela ! Voila une mort inutile !
Il abandonna le crapaud a son sort, et s'élança a la poursuite de la mangouste et la tue.
Lorsqu'il l'eut mangez, le chien fit ce serment : Tout notre clan de chien, partout ou il ira
quand il rencontrera du gibier dans la foret, qu'il les chasse, dans les siècles des siècles.
Oui, que nous soyons ainsi a leur égard ! C'est la, la devise du chien : qu'il chasse les
  bêtessauvages.
Depuis ce jour la, le chien est en dispute avec la mangouste, et ils ne s'entendront
plus jamais. Une mangouste qui rencontre un chien, est morte d'avance.
La ou étaient partis la perdrix et le perroquet, tous deux conclurent un pacte d'amitié.
Un jour le perroquet dit :
- Maman perdrix, allons nous promener au village abandonne ; peut-être y trouverons-
nous notre régime de noix palmiste.
La perdrix répliqua :
- Entendu, mon cher, allons-y !
Lorsqu'ils arrivèrent au village abandonne, la perdrix découvrit dans un beau et grand
palmier un régime qui y pendait. La perdrix s'écria :
- Cher perroquet, va, monte dans ce palmier, va égrener des noix, nous en mangerons.
Le perroquet :
- Allons-y, a chère, reste au pied du palmier.
Ils s'y rendirent. Le perroquet monta et arracha les noix ; tandis qu'il mangeait, il
en jetait a la perdrix qui se trouvait a terre. celle-ci en mange aussi.
La perdrix supplia :
- He maitre perroquet, donne-moi encore des noix ! Ce ne sont que des toutes petites
que tu me jettes. Les grosses, c'est toi qui les mange !
Le perroquet répliqua :
- Approche du tronc, viens prendre les noix, je vais te les lancer !
La perdrix s'avança au pied du palmier. Le perroquet en arracha, visa la perdrix la
ou elle s'était approchée et jeta les noix sur les pattes de la perdrix. Celles-ci
devinrent rouges.
La perdrix :
- He! toi maitre perroquet, vois-tu comment tu m'as arrangée ? Mes pattes sont devenues
toutes rouges ! C'est toi qui est le seul coupable !
Le perroquet :
- Parbleu, ma mère ! je suis au-dessus du palmier, et ne me rends compte de rien. Je
t'ai jete des noix sans mauvaise intention.
La perdrix se dit en elle-même : Je serai une sotte si je ne lui répondais pas du tac au tac,
je me vengerai ! Je vais cacher une noix dans mon pagne !
- Allons maitre perroquet, dit-elle descend vite, Nous partons n'est-ce pas !
Le perroquet de dire :
- J'arrive, je descends.
Il se mit a descendre, et lorsqu'il saute a terre, la perdrix l'empoigna. Ils se battirent
longtemps. La perdrix saisit un bâton, qui s'abattit sur la tête du perroquet et enfin
sur son bec. Celui-ci, s'étant tourne en bas, se trouva crochu.
Le perroquet :
- Malheur de moi, tu m'as défiguré. Mon bec était tout droit, et voici qu'il est devenu
crochu ! Oui, aujourd'hui, toi et moi a cause de cela, nous mourrons ici !
Et ils s'empoignèrent longtemps bien longtemps. A un moment donne, la perdrix
fouillant le pli de son pagne, y saisit une noix de palme. A cette vue, le perroquet
prit la fuite ; mais la perdrix lança la noix de palme, en rebondissant, toucha la
queue du perroquet. L'extrémité en devint tout rouge. A la suite de cette bataille,
ils se séparèrent. La perdrix dit :
- Toi, maitre perroquet, tu as rendu mes pattes rouges, désormais, nous ne nous
  promènerons plus par les mêmes chemins.
Le perroquet de son cote jura :
- Toi qui a rendu ma queue toute rouge et mon bec crochu, désormais c'est la mort
entre toi et moi !
- Toi tu mangeras de ton cote et moi du mien !
Depuis ce jour, le perroquet et la perdrix se sont sépares a jamais. Ils ne se promènent
plus ensemble par les mêmes chemins.






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