DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 2009

Bienvenues, bienvenus sur Asante

Bonjour a toutes et a tous. Les contes et légendes qui suivront sont authentiques, sortis de la parole de personnes africaines, citoyens de leur pays et vous seront transmis tel que je les ai enregistre lors de mes années d'Afrique. Ils vous seront transmis tels qu'ils m'ont été transmis afin de garder le charme et l'authenticité de la parole. Comme vous le savez, il s'agit la de trésors de littérature verbale, transmis depuis le fond des ages, de bouche a oreille entre les populations, dans les villages et les villes de ce magnifique continent que constitue l'Afrique. Je vous souhaite une bonne lecture et j'espère que vous apprécierez.

samedi 20 juin 2009

Le miracle vecu

Le soleil jetait deja ses derniers rayons argentes, la nuit tombait doucement.
Mon pere couche sur le canape fumait sa pipe.
Ma mere, elle ne se reposait pas, on l'entendait chanter au loin.
Vint le moment pour moi d'aller verifier mes pieges tendus la veille. Mon pere somnolait.
Tout etait calme.
Cette ballade etait formidable, je me sentais en forme. J'avançais toujours lorsqu'un
cri dechira cette paisible solitude.
Je m'arretais un moment "c'est une gazelle sans doute me disais-je, peut-etre est-elle
prise au piege".
Je me precipitais et je vis la pauvre gazelle pendue, la bouche beante.
Tout en desserrant les liens, une etrange sensation toucha mon coeur, une joie melee de
tristesse me tiraillait. J'etais content parce que c'etait ma premiere gazelle, mais
sa mort me touchait profondement.
Je mis la gazelle dans un sac et me pressais de rentrer chez moi, lorsque chemin faisant,
a l'approche d'un buisson, un leger frottement de feuille me fit sursauter.
Je m'appretais a affronter le danger.
Calmement il s'avançait vers moi enorme la bouche beante, le corps arrondi,
majestueux c'etait un boa.
J'avais l'impression qu'il se moquait de moi. Je pris resolument mon lance pierre et
visais en direction du monstre, l'essentiel etait de lui abimer les yeux.
Les pierres atteignirent leur but, mais le monstre s'avançait toujours. Affole, je tentais
d'appeler au secours, mais la voix me manquait.
Fuir etait desormais mon dernier salut.
Je cours de toute mes forces, mais derriere moi, je sentais le monstre se glisser de
plus en plus vite.
Arrive a la lisiere de la foret, j'apperçu un arbre protecteur qui m'appelait, il
m'invitait a grimper :
- Ici aucun boa ne t'atteindra, sois tranquille et repose toi.
Essoufle, je me reposais paisiblement sur une branche, lorsqu'un bourdonnement
menaçant me fit frissonner ; je levais les yeux, plusieurs scorpions descendaient pour
me mordre.
Epouvante, je transpirais, je suffoquais.... la mort me guettait.
Je fermais les yeux, un choc terrible m'avertit que je touchais de nouveau le sol, un
monde nouveau m'enveloppa, j'etais evanoui.
Le boa me croyant deja mort s'avança vers moi et me devora.
Combien de temps etais-je dans son estomac, je l'ignore, l'important etait que mon
coeur battait encore... J'etais toujours en vie.
J'essayais de remuer les mains, mais je sentis un liquide nauseabond qui m'entourait
et que ma gazelle me tenais toujours compagnie.
Une idee me vint a l'esprit, il s'agissait d'une chose qui ne me quittait jamais... mon
canif.
Sans plus tarder, le canif se mit a l'oeuvre et coupa l'estomac du reptile de façon a
creuser une sortie.
Je sortis de cet abime sain et sauf. Un ange protecteur m'attendait a la sortie, il me
parfuma, m'habilla de ses beaux draps et alla me deposer chez mes parents.
Je me reveillais en sursaut tout confus du reve que je venais de vivre.



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