DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 2009

Bienvenues, bienvenus sur Asante

Bonjour a toutes et a tous. Les contes et légendes qui suivront sont authentiques, sortis de la parole de personnes africaines, citoyens de leur pays et vous seront transmis tel que je les ai enregistre lors de mes années d'Afrique. Ils vous seront transmis tels qu'ils m'ont été transmis afin de garder le charme et l'authenticité de la parole. Comme vous le savez, il s'agit la de trésors de littérature verbale, transmis depuis le fond des ages, de bouche a oreille entre les populations, dans les villages et les villes de ce magnifique continent que constitue l'Afrique. Je vous souhaite une bonne lecture et j'espère que vous apprécierez.

lundi 22 juin 2009

La sagesse d'un chef de village

La sagesse d'un chef de village est le titre de ce conte qu'un vieillard me raconta
au village, alors que j'étais encore enfant.
La coutume voulait que tous les soirs, nous apprenions par des contes et proverbes
racontes autour du feu, la manière de vivre.
Nous avions rendez-vous chez Kambangu le vieillard dont la case était située au fond
du village.
Ainsi, disait-on, Kambangu protège le village entier contre les ennemis invisibles.
Ce soir-la, assis autour du feu, avec tous mes compagnons du même age que moi,
nous écoutions avec une attention soutenue l'histoire que le vieillard nous racontait
pipe aux dents.
Recroqueville sous le poids de l'age, il était allonge sur une chaise longue faite de
peau de léopard.
Sa voix rauque souvent entre-coupée par des bouffées de fumée nous obligeait
a redoubler d'attention.

Il y avait dans un village un chef qui tait très bon avec ses sujets. il les aimait
tellement qu'il faisait tout a leur place. Il ne manquait rien a son peuple.
Si un sentier était mal entretenu, le chef envoyait d'urgence une équipe de
travailleurs pour remédier a la situation. Gates et inactifs, les villageois ne voulaient
plus rien faire d'eux-mêmes. Ils attendaient que tout leur vienne de leur chef.
Ainsi chaque fois que quelque chose n'allait pas, ils critiquaient leur chef .
- Que ferais-je pour rendre mon village heureux et prospère ? se demandait-il inquiet.
Tourmente et déçu, il pensa longuement et fini par prendre une sage décision. Aide
par ses serviteurs, il sortit du village et roula une grosse pierre au bon milieu du
sentier.
Ce sentier était le plus fréquente, parce que conduisant vers les champs ou les
paysans avaient leurs cultures.
Homme sage, il souleva le rocher et déposa dans un creux du sol un petit sac remplit
de diamants. Une récompense pour celui qui enlèverait la pierre.
Ceci fait, il rentra chez lui.
Les jours ont passes, un groupe de chasseurs passa par la.
- Tiens, quel mauvais chef que le notre ! Manque-t-il de serviteurs pour entretenir
ces sentiers ? C'est incroyable ! A l'allure ou vont les choses, nous ne savons ou nous
aboutirons.
Sur ces propos, ils contournèrent la pierre et s'en allerent.
La même nuit un tireur de vin qui s'était attarde a décrocher ses calebasses, se heurta
dans la nuit contre cette pierre. Et eut toutes ses calebasses de vin cassées.
Furieux, il s'en prit a son chef. Après avoir proféré quelques injures, il contourna
la pierre et s'en alla.
Le temps s'écoula et la pierre était toujours au milieu du chemin.
Un incident cependant branla tout le village lorsqu'une vieille femme, qui revenait
de la foret avec son lourd fardeau fut dévorée par un léopard alors qu'elle tentait
vainement de franchir la pierre.
Mais... ni la peur, ni le sens du devoir n'éveilla la conscience des gens du village.
Tous tenait le mime langage.
Ils se demandaient ce que leur chef attendait pour déplacer la pierre, et se disaient
" l'affaire de tout le monde n'est l'affaire de personne". Les mois passèrent, le chef du
village fatigue et ecoeure de la paresse de ses hommes, les convoqua.
Il les fit rassembler a l'endroit ou il avait placer la pierre.
Il se plaignit de leur paresse et de leur manque de sensibilité.
Il fit enlever la pierre et leur montra le petit sac de pierres précieuses.
Tout le monde s'écria : "Ha si j'avais su".
Des ce jour, chaque fois qu'il y avait un service a rendre a quelqu'un, un travail a
exécuter, on s'empressait de le faire.
Mais la récompense ne vint jamais.
Toutefois le village se mit résolument au travail, et la récompense fut le bonheur
que le travail apporta.
- "Ainsi", conclut le vieillard, mes enfants dans la vie, il ne faut pas attendre qu'on
vous le demande pour rendre service.
Vous travaillerez, et tous pour chacun. Ne dites jamais : "L'affaire de tout le monde
n'est l'affaire de personne".




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