DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 2009

Bienvenues, bienvenus sur Asante

Bonjour a toutes et a tous. Les contes et légendes qui suivront sont authentiques, sortis de la parole de personnes africaines, citoyens de leur pays et vous seront transmis tel que je les ai enregistre lors de mes années d'Afrique. Ils vous seront transmis tels qu'ils m'ont été transmis afin de garder le charme et l'authenticité de la parole. Comme vous le savez, il s'agit la de trésors de littérature verbale, transmis depuis le fond des ages, de bouche a oreille entre les populations, dans les villages et les villes de ce magnifique continent que constitue l'Afrique. Je vous souhaite une bonne lecture et j'espère que vous apprécierez.

mercredi 24 juin 2009

La gazelle et le leopard

Un jour, surgit une grosse palabre de terre entre la gazelle et le léopard. La gazelle dit
au léopard :
- Cette terre est ma propriété !
Non, cette terre, répliqua l'autre m'appartient.
Et enchainant encore, il poursuivit :
- Faisons préparer le pain de manioc et invitons les gens. Et nous verrons qui de nous deux
est le véritable propriétaire de cette terre.
Le léopard de son cote fit préparer le pain de manioc et la gazelle en fit autant.
Ils envoyèrent les invitations dans lesquelles ils disaient : "La semaine en huit, venez
tous ici. Nous avons une palabre a régler. Vous les chefs couronnes de cette région,
aidez-nous a voir clair dans cette affaire. Car cette terre, est un éternel sujet de
  désaccord entre moi et l'oncle léopard. Bien qu'a l'origine nous fussions tous deux neveux,
nous nous sommes sépares aux cours de migrations. Cette terre qui ne fait que nous
opposer, nous voulons que le jour de nsona, chacun de nous entoure des siens, sache a
qui elle revient.
Le jour convenu vint. La gazelle, la première prit la parole. Elle parla longtemps en
ces termes :
- Cette terre, je l'ai héritée de mes ancetres. Ils me l'ont léguée pour que quand je
l'aurai mise en valeur, je puisse gagner ma vie. Mais un beau jour, je vis arriver l'oncle
  Léopard:
- Mon neveu, m'interpela-t-il, ne pourrions-nous pas construire dans un meme village ?
Vivre seul, ne trouvez-vous pas cela insupportable ?
- Vivons ensemble, tu es mon neveu et je suis ton oncle.
La gazelle répondit :
- Si tu veux vivre avec moi, entendons-nous d'abord sur notre origine respective.
- Mais si tu ne me fais pas connaitre ton origine, nous ne pouvons en aucun cas demeurer
ensemble.
Le léopard répliqua :
- Toi et moi, nous sommes une seule et même chose. Tu es mon neveu et je suis ton oncle.
La gazelle acquiesça : Parfaitement d'accord. Mais une fois ensemble, fit-elle remarquer
que personne ne cherche noise a l'autre. Nous devrons vivre dans l'entente et la concorde.
Des jours passèrent.... Puis le léopard commença a envouter la gazelle.
Pendant que les juges écoutaient les revendications de chaque partie, la gazelle
entonna une chanson :
- "Malheureux léopard, la ou tu as mange du miel,
- C'est la qu'on t'a maudit !
- Aujourd'hui tu erres partout avec des couteaux Nakaanku !
- Pauvre de toi , on t'a roule !
- Aujourd'hui, tu te promène avec des couteaux !
Les juges d'interroger le léopard :
- Quelle route avez-vous suivie quand vous êtes sorti du Koongo ?
- C'est lui, le neveu, que je suis venu trouver ici. Répondit le léopard.
- C'est bien lui votre neveu, dites vous, que vous êtes venu trouver ici ? Pourquoi
- alors, le provoquer-vous maintenant ? Poursuivirent les juges .
- Pourquoi cherchez-vous a lui faire du tort ?
- C'est lui que je suis venu trouver ici, répétait inlassablement le léopard.
Pendant tout l'interrogatoire, la gazelle a parle avec tant de verve, que les juges
lui donnèrent raison. La gazelle avait toujours la chanson sur les lèvres.
Mais quand on demandait au léopard de chanter ne fut-ce qu'une fois, il grognait entre
les dents :
- Je ne sais pas chanter moi !
La gazelle, elle, ne se lassait pas de chanter.
Tous les parents et amis de la gazelle frémissaient de danse. Quand au léopard, les
siens le suppliait d'entonner ne fut-ce qu'une seule chanson, mais lui répondait
invariablement :
- Je ne sais pas chanter et ne faisait que pleurer.
Voyant tout cela les juges se levèrent et dirent :
- Pour nous la chose est claire. Cette terre en dépit de vos manœuvres, ne vous
appartient pas. C'est la gazelle qui en est le propriétaire foncier.
  Aprèsce jugement, le léopard fut chasse, Et tous ses safoutiers passèrent aux mains
de la gazelle.





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