DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 2009

Bienvenues, bienvenus sur Asante

Bonjour a toutes et a tous. Les contes et légendes qui suivront sont authentiques, sortis de la parole de personnes africaines, citoyens de leur pays et vous seront transmis tel que je les ai enregistre lors de mes années d'Afrique. Ils vous seront transmis tels qu'ils m'ont été transmis afin de garder le charme et l'authenticité de la parole. Comme vous le savez, il s'agit la de trésors de littérature verbale, transmis depuis le fond des ages, de bouche a oreille entre les populations, dans les villages et les villes de ce magnifique continent que constitue l'Afrique. Je vous souhaite une bonne lecture et j'espère que vous apprécierez.

mardi 8 décembre 2009

Dicton

Nous sommes des mots dans une phrase commencée par nos pères et qui sera terminée par nos fils.

Mukoshi l'orpheline

Dans un village vivait une très belle orpheline nommée Mukoshi. Mukoshi était d'une  simplicité et d'une gentillesse telle que tout le village la considerait avec le plus grand
respect. Mukoshi vivait avec sa belle-mer et sa demi sœur. Celle-ci jalouse de Mukoshi, la
faisait travailler dur et sans relâche.
Les quelques rares moments ou Mukoshi parvenait a s'échapper de la maison, elle les passait
sur la tombe de sa mère, qui on ne sait pas pourquoi, ne répondait jamais aux appels de sa
fille.
  Malgré tout ce qu'elle endura, Mukoshi devint de plus en plus belle, tandis que sa demi sœur
s'enlaidissait de jour en jour.
La marâtre n'en pouvait plus et ordonna au père de Mukoshi de la faire disparaitre.
On fit ensuite croire que Mukoshi était décédée d'une maladie.
Tres peine par cet événement, tout le village porta le deuil des lunes durant.
Tout autour de la tombe de Mukoshi, poussèrent des fleurs si merveilleuses que chaque
soir avant de s'enfermer dans leur case, les habitants du village et leur chef s'y rendaient
pour méditer.
Mise au courant, la marâtre ordonna a son mari de bruler la tombe de Mukoshi avec toutes
les fleurs.
Mais le lendemain matin, on trouva sur les lieux des cendres splendides.
La femme de plus en plus jalouse ordonna une fois de plus a son mari d'aller jeter les
cendres dans la rivière, aussitôt fait, l'eau devint limpide, bonne a boire et détenait
un pouvoir guérisseur.
Un jour la marâtre, le père et la demi sœur s'y risquèrent et furent atteins d'un terrible
malaise qui les fit souffrir tout le reste de leur vie.

dimanche 6 décembre 2009

Dicton

L'étoile a besoin de la nuit pour éclairer.

Dieu et le chien

Lorsque le chien fut créer, il demanda a Dieu :
- Seigneur, je voudrais loger chez toi au ciel sur le paillasson devant ta porte.
- Je n'ai pas besoin de chien, puisque que je n'ai pas créer de gens malhonnêtes.
- Quand les créeras-tu ?
- Jamais, cela fait cinq jours que je travaille, il est temps que je me repose.
Le chien poussa un profond soupir.
- Que ferais-je sur terre, Seigneur ? demanda le chien
- Tu mangeras, tu boiras et tu te multiplieras.
Le chien soupira a nouveau.
- Mais pourquoi, Seigneur ne viendrais-tu pas avec moi sur terre ?
- Non, j'ai beaucoup de travail ici, les anges, le ciel, les étoiles.
Alors le chien baissa la tete et s'en alla, mais... revint et dit :
- Seigneur, si seulement il y a avait sur terre des maitres de ton genre.
- Non, il n'y en a pas, j'ai fais ce que j'ai pu !
- Mon œuvre est achevée, jamais je ne créerai meilleurs que toi, et si j'en créais, je sens
que se serait rate.
- Oh ! Seigneur Dieu, ça me fait rien qu'il soit rate, pourvu que je puisse le suivre partout ou
il se rendra et me coucher devant lui quand il s'arrêtera.
Alors le Bon Dieu fut émerveille d'avoir conçu une créature si bonne et dit au chien :
- Va, qu'il en soit fait selon ton cœur.
En rentrant dans son atelier, Dieu créa l'homme.

N.B. L'homme est naturellement rate, le Bon Dieu l'avait bien dit, mais le chien est satisfait !

Dicton

En Afrique, un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brule.

Bienvenues, bienvenus sur Asante

Bonjour a toutes et a tous. Les contes et légendes qui suivront sont authentiques, sortis de la parole de personnes africaines, citoyens de leur pays et vous seront transmis tel que je les ai enregistre lors de mes années d'Afrique. Ils vous seront transmis tels qu'ils m'ont été transmis afin de garder le charme et l'authenticité de la parole. Comme vous le savez, il s'agit la de trésors de littérature verbale, transmis depuis le fond des ages, de bouche a oreille entre les populations, dans les villages et les villes de ce magnifique continent que constitue l'Afrique. Je vous souhaite une bonne lecture et j'espère que vous apprécierez.


mardi 10 novembre 2009

dicton

La part de l'antilope revient toujours au léopard.

La gazelle et le leopard

La gazelle et le léopard étaient tous deux oncle et neveu. La gazelle vivait dans une
village et le léopard dans un autre. Longtemps après, ils en vinrent a une vive discussion. Le
  léopard prétendait, lui, qu'il était l'aine, la gazelle, elle, contestait ce droit d'ainesse.
Une violente bagarre s'ensuivit : "cette affaire doit être portée devant les juges", se
dirent-ils.
"d'accord", convinrent-ils.
Ils invitèrent des gens pour que ceux-ci se prononcent sur celui des deux qui est supérieur
a l'autre.
Vint alors le jour fixe. Ce jours-la, la gazelle fit semblant d'être malade, prétendant qu'elle
souffrait de rhumatisme. Et elle resta par conséquent chez elle sans se présenter a l'endroit
convenu.
Pendant ce temps, les gens invites s'étaient rassembles au pied de l'arbre et n'attendaient
que la gazelle. Mais la gazelle ne se présenta pas. Le léopard dit alors :
- Nous avons bel et bien convenu de cette date de nsona. Pourquoi maintenant la gazelle
ne veut-elle pas se présenter ? Elle verra bien, le diable.
Pendant que le léopard parlait, un petit garçon, délégué par la gazelle vint dire :
- L'oncle gazelle vous prie de reporter l'affaire a une autre date, car il est souffrant.
Il souffre de rhumatisme et ne peut même pas faire un pas.
Tous les invites s'en retournèrent chez eux. Et on fixa un autre jour.
Le lendemain de l'ajournement, la rusée gazelle se portait déjà bien... Après avoir longtemps attendu, on fixa un autre jour. Et les invites se rassemblèrent tous
encore une fois. Mais de nouveau la gazelle fit le faux malade :
- Ha ! je souffre du rhumatisme, je ne peux même pas marcher.
Il garda alors le lit. Mais prit soin de demander a un enfant de mettre un chasse-mouche a
cote de lui. Vinrent alors des petits envoyés par la gazelle :
- La gazelle vous prie de reporter l'affaire a une autre date parce qu'elle a mal aux pieds.
Mais le léopard furieux, s'écria :
- Pas question ! L'affaire ne peut pas être reportée. Elle n'a que trop dure. La gazelle me
joue la comédie. Elle n'est malade que quand on veut trancher cette palabre. C'est
moi-même qui irai la cherchée. Je tiens a ce que cette affaire soit réglée aujourd'hui
même. Et nous verrons qui de nous deux est l'aine.
Sur ce le léopard s'en fut chercher la gazelle, qu'il trouva endormie.
Des que la gazelle entendit le léopard grogner au bout du village, elle se mit a gémir
  trèsfort :
- Pauvre de moi, je me meurs ! j'ai mal aux pieds !
Des que le léopard arriva, il cria :
- Dépêche-toi, sors vite !
Mais la gazelle n'en continuait pas moins a gémir :
- Comment est-ce que je m'en irais ? j'ai mal aux pieds ! j'ai terriblement mal aux pieds !
Pourquoi ne reporteriez-vous pas l'affaire a une autre date ? oncle têtu !
- Je ne veux rien entendre : aujourd'hui l'affaire doit avoir lieu coute que coute !
- Ha ! je me meurs, continuait a gémir la gazelle. J'ai mal aux pieds !
- C'est moi-même qui te transporterai, grogna encore le léopard. Tu as mal aux pieds et
non a la bouche. Ce n'est pas la bouche qui souffre.
Sur ce, le léopard s'approcha du lit de la gazelle et lui dit :
- Mets-toi vite sur mon dos que je te transporte.
La rusée gazelle se hissa sur le dos du léopard. Celui-ci allait partir quand la gazelle le
fit arrêter :
- Prends-moi ce chasse-mouche, pour la route.
Le léopard lui présenta le chasse-mouche. Ils s'en allèrent..... Après avoir longtemps
marche, la gazelle commença a agiter le chasse-mouche. Finalement les voila arrives a
  l'entrée du village. La gazelle promena son regard sur cette foule nombreuse, amassée
au pied du safoutier et qui l'attendait avec impatience. A la vue de cette foule, la
gazelle se tint debout sur le dos du léopard. Des qu'ils se trouvèrent a quelques mètres de
la foule, la gazelle s'écria :
- Regardez-moi Oh ! Oh !
- Admirez-moi ! Oh ! Oh ! Vous prétendez que je ne suis pas l'aine, regardez qui est
transporte !
Toute la foule poussa des cris :
- Oh ! Oh !.... L'affaire est terminée ! C'est le léopard qui est l'esclave, lui qui a transporte
le chef, la gazelle.
A ces paroles, le léopard entra dans un exces de rage. Mais la rusée Gazelle sauta a
terre et s'enfuit dans la foret.
L'histoire est ainsi terminée.




dimanche 8 novembre 2009

dicton

Attends d'avoir traverser la rivière pour dire au crocodile qu'il a une bosse sur le nez.

Le singe et le crocodile

Un beau jour, maitre singe prit femme. Après leur mariage, le singe connut quelques jours de
gêné. Ce que voyant, il partit le long d'un fleuve chercher quelque chose a se mettre sous
la dent.
Pendant qu'il était en quête de nourriture, il vit un crocodile, il lui demanda :
- He ! toi, mon cher crocodile, ne saurais-tu pas m'indiquer un endroit ou il y a de la
nourriture ?
Le crocodile lui répondit :
- Viens, mets-toi sur mon dos. La nourriture se trouve de l' autre cote du fleuve.
Maitre singe prit place sur le dos du crocodile. Mais sitôt arrives au beau milieu du fleuve, le
crocodile de dire :
- Mon cher ami, c'en est fini de toi !
Le singe reprit :
- Maitre crocodile, tu veux me manger ! D'accord ! Mais sais-tu au moins que mon cœur est
reste a la rive, perche sur un arbre ? Allons, regagnons vite la rive que je prenne d'abord
mon cœur.
Maitre crocodile rebroussa chemin jusqu'à la rive pour y déposer le singe. Aussitôt sur la
rive, le malin singe sauta sur un arbre et ....se sauva.
La fable est ainsi terminée !


dimanche 16 août 2009

dicton

Nzoku alembaka mpembe ya ye te.
  L'éléphant ne se fatigue pas de ses defences.

Conte d'esprits

Une jeune fille était allée enlever son manioc. En arrivant près de l'étang, elle entendit
une voix lui dire :
- Ne rouis pas le manioc a l'étang !
Elle n'y prêta pas attention. Les génies reprirent :
- Tu n'entends donc pas ?
Alors ils se saisirent d'elle et la portèrent en amont de la rivière.
Son père et sa mère se lamentèrent en disant :
- Ou donc notre enfant est-elle partie ?
Les uns dirent :
- Allons la chercher ou elle est sans doute allée, dans son champ de manioc. Dans ce cas,
dirent les autres, allons voir.
Ils allèrent mais ne virent rien. Trois mois passèrent pendant lesquels la mère pleura la
perte de sa fille.
Un jour tous les enfants se réunirent pour aller a l'eau.
La mère dit a la cadette :
- Prends ce vase, va me puiser de l'eau potable.
L'on se rendit a la rivière. L'eau puisée, chacun repartit en emportant son récipient.
La fillette leur cria :
- Mes amis, aidez-moi donc a sortir !
Tous refusèrent.
- Porte ton récipient toi-même !
Et alors , elle se mit a pleurer.
- Ha, si mon ainée vivait encore, elle m'aiderait a sortir de l'eau !
Soudain elle entendit un clapotis en amont de la rivière.
Une voix lui souffla :
- Qu'attends-tu ?
- Je suis ici toute seule ! répondit la fillette, mes compagnons sont partis. J'ai amène
une chose très lourde, et personne pour m'aider a la sortir de l'eau.
 C'était son ainée avec des génies.Ils la tirèrent de l'eau, puis ils lui dirent :
- Ne vas raconter a personne, que tu as rencontrer ton ainée a l'eau.
- Je ne dirai rien bien sur, non !
- Bien va-t-en !
Mais en disant ces mots, ils la barbouillèrent de rouge. Puis ils lui dirent :
- En arrivant chez ta mère, si elle te demande d'où vient ce rouge, tu lui diras :"je
l'ai trouve".
- Qui t'a donne cette couleur rouge ? dit la mère en la voyant arriver.
- C'est moi-même qui l'ai prise.
- Tu mens ! quelqu'un te la donnée !
- Tais-toi mère ! je te le dirai plus tard.
A quelques temps de la, les enfants se réunirent encore pour se rendre a la rivière.
- Prends cette cruche ! dit la mère.
- Si j'y vais, je ne pourrai pas la ramener. Alors, je pleurerai, moi, ton enfant.
- Tes compagnons t'aideront !
- Si je leur demande de m'aider, ils refuseront.
La fillette dut obéir, elle accompagna les enfants, et quand ceux-ci eurent puise de l'eau,
ils remontèrent sans elle.
- Attendez donc, cria-t-elle, ne suis-je pas votre compagne ?
- Notre compagne ! nous as-tu aide a sortir ?
- Que racontes-tu la ? Si tu es petite, pourquoi te charger d'une si grande cruche ?
- Mais c'est ma mère qui, comme toujours, m'a commande de la prendre. Je ne voulais pas,
mais elle ne voulait rien entendre.
- Eh bien ! apporte-la ! ricanèrent les autres, et sur ce ils partirent, la laissant seule.
Elle se mit a pleurer.
- Si j'étais avec mon ainée, elle m'aiderait a sortir !
Soudain, elle entendit un clapotis dans l'eau. Une voix murmura :
- Toujours toi ! Que viens-tu faire a l'eau ?
- J'étais avec eux, ils sont forts, mais quand je leur ai demande de m'aider, ils ont refuse.
Son ainée, cette fois était seule, elle lui dit :
- Reste-la, je vais t'aider a sortir.
  Arrivée près de sa sœur, elle ajouta :
- L'autre jour, en retournant chez père et mère, leur as-tu raconte quelque chose ?
- Je ne leur ai rien raconte, répondit la cadette, mais il m'ont questionne avec insistance.
Ils voulaient savoir ou j'avais été chercher cette couleur rouge. Je leur ai répondu que
je l'avais trouvée. Ma mère m'a accuse de mentir, quelqu'un te l'a donnée.
  L'aînée reprit :
- Tu as bien fait. Quand je t'aurai de nouveau barbouillée de rouge, tu t'en iras. Mais ne
raconte rien !
Quand la petite rentra, sa mère lui dit :
- Mais ou donc vas-tu chercher cette couleur rouge ?
- Je l'ai trouvée.
- Dis-le nous maintenant, qui te l'a donnée ?
Mais elle refusa de répondre et, furieuse, sa mère commença a la battre. L'enfant fini
par tout avouer.
- D'abord, je n'ai rien dit, car j'avais l'ordre de me taire, mais.......c'est mon ainée qui
me l'a donnée.
- C'est ton ainée qui te l'a donnée, mais d'où sort-elle ?
- De la rivière en amont !
- C'est bon, tais-toi. Demain, au lève du jour, j'y enverrai tous les hommes, qu'ils apportent
des fusils et des filets, nous la prendrons au piège.
A l'heure dite, tous étaient la. Ceux qui portaient des filets dirent :
- Vous autres, attendez, nous irons en avant. Nous tendrons des pièges. Cela fait, vous
entourerez toute la rivière. Vous enverrez alors quelqu'un nous avertir.
Un homme revint au village. Il alerta tous les enfants.
- Eh ! vous autres, enfants, allez a l'eau. Les anciens y sont déjà.
Tous réunis, ils descendirent puiser de l'eau. Leurs cruches remplies, ils s'apprêtaient
a partir, quand la fillette qui les accompagnait, les supplia encore une fois de l'attendre.
- C'est ton affaire ! Qu'y a-t-il ?
Elle insista :
- Attendez-moi camarades
Ils refusèrent et ils partirent. Elle demeura seule.
- Ha ! gémit-elle, si mon ainée était ici, elle m'aiderait a sortir de l'eau.
De nouveau elle entendit en amont de la rivière :
- Tsobota ! tsobota ! L'ainée se montra.
- Qu'attends-tu ici ? dit-elle.
- Ceux qui sont venus avec moi sont partis, sanglota la petite
- Puise de l'eau, je t'aiderais a sortir d'embarras.
Elle avait a peine puise de l'eau, que les hommes qui étaient caches non loin de la crièrent :
- Prenez-la !
La fillette tomba dans leur filet, et ils la prirent. Les génies alors apparurent :
- Vous l'avez reprise, c'est bon, mais qu'elle n'écrase plus la chikwangue, ni ne prépare
plus de viande. Que toujours elle se farde de rouge !
Tous remontèrent au village. Environ deux mois passèrent. Un matin, sa mère dit :
- Allons piler le manioc ! Voila si longtemps que tu es venue ici !
La fille répliqua :
- Mais ma mère, les génies me l'ont interdit. Je ne puis piler le manioc !
La femme ricana :
- Tais-toi, enfant, pile seulement
L'autre refusa encore. Mais comme la ménagère s'entêtait, la fille partit pour piler.
Pendant qu'elle pilait, l'eau lui monta jusqu'aux genoux.
- Mère l'eau monte !
- Tais-toi et pile !
- Mère, l'eau monte jusqu'aux hanches
- Pile, riposta la mère
- Mère, l'eau m'arrive a la poitrine !
  Même réponse
- Pile !
- Mère l'eau est arrivée a mon cou !
- Tais-toi tu mens, hurla la femme rageuse.
Alors la cadette poussa un cri :
- He ! maman, ma sœur Nkeenge a disparu !
- La femme accourut, elle aperçut une mare d'eau, tandis qu'une voix se fit entendre :
- Ha ! je n'étais qu'une menteuse ! ...
Et la mère pleura, et le père pleura, car leur enfant était partie. Ils entonnèrent une
complainte :
- Eh ! feuilles de manioc, venez ! eh ! viens, habillez-vous, maman a l'étang de rivière
Mimbungu !
L'enfant partit, ils ne la reprirent plus. Elle était partie pour de bon. La mère pleura.
Elle pleura longtemps. Elle prit le deuil avec son mari, et depuis ce jour la, elle ne
cessa de pleurer !
-


samedi 8 août 2009

dicton

Celui qui a plante un arbre avant de mourir, n'a pas vécu inutilement.

Un homme avait trois enfants

Un homme avait épouse une femme qui lui donna trois garçons. Ces enfants avaient un
oncle, qui était roi. Celui-ci fit dire a son frère cadet :
- Envoie-moi un neveu intelligent pour qu'il me succède sur le trône. Car, je vais céder
ma place a un de ces neveux.
Le frère cadet envoya au roi son fils aine. Le roi avait prit soin de mettre a la disposition
du neveu, un cheval. Mais avant que le neveu ne monte sur le cheval, le roi fit enjoindre
de ne pas parler en chemin a des monstres qu'il rencontrerait et de ne pas boire de l'eau ;
mais de continuer sa route.
L'enfant partit a cheval. Après avoir longtemps marche, voila qu'il se trouve face a face
avec son père déguisé en lion. A la vue de ce lion, l'enfant rebroussa chemin et revint a
la maison.
Un autre enfant fut désigne a la place du premier. Il en fut de même que pour le premier.  Après avoir fait une longue distance, il se trouva devant un léopard. 

Tous deux, le
  léopard et l'enfant, chacun de son cote se sauva. Et l'enfant retourna a la maison.
On confia cette fois le cheval au benjamin Jean-Baptiste.
Celui-ci mit l'uniforme royal et partit.
  Après avoir longtemps trotte, il vit un léopard. Le léopard détala ; et le petit se mit
a ses trousses. Quand il fut sur le point d'attraper le léopard, celui-ci disparut
mystérieusement.
L'enfant n'en continua pas moins sa route. Le père déguise en léopard se fit cette
  réflexion: "Cet enfant est courageux".
Finalement, l'enfant parvint au gué d'une rivière. Une soif ardente lui brulait la gorge.
Que faire maintenant, se demanda-t-il ? Il descendit de son cheval qu'il attacha a un arbre.
Non loin de la, il vit un monstre :
- "Père" lui demanda-t-il,
- Qu'y a-t-il ?
- Ou pourrait-on trouver de l'eau potable ?
- Suis la rivière et la plus bas tu trouveras de l'eau. Mais avant, ajoute le monstre, avant
d'aller boire cette eau laisse ici tous les habits royaux que tu portes.
L'enfant déposa tous ses habits a la place indiquée et s'en alla boire. A ce moment la,
le monstre reste seul mit l'habit royal et s'enfuit avec le cheval. L'enfant finit par
s'égarer, il ne voyait partout qu'étendue d'eau âpres étendue d'eau.
Entretemps le monstre arriva le premier chez l'oncle de l'enfant égare.
L'oncle se démit de ses fonctions en faveur du monstre. Et il quitta le pouvoir.
Pendant tout ce temps, le neveu errait partout en cherchant, en vain, le chemin perdu.
Sans pourtant se décourager, il parvint dans un pays habite uniquement par des fourmis.
Il y en avait tellement qu'il était impossible de le traverser.
L'ombre de son pers vint lui dire :
- Mon fils, met une fourmi dans ta poche.
Des qu'il l'eut mise en poche, toutes les autres fourmis disparurent.
Il continua sa route et atteignit un endroit ou il n'y avait que des abeilles.
Il y en avait tellement qu'il était impossible de passer. Le père de lui dire de nouveau :
- Prends une abeille et mets la dans ta poche.
Il mit une abeille en poche et aussitôt toutes les abeilles de disparaitre.
Il continua sa route. Après avoir longtemps marche, il arriva dans une région entièrement
glacée.La glace lui gelait tellement les pieds, qu'il était impossible de marcher dessus et
de passer.
- Prends un morceau de glace et mets le en poche.
Il le prit et le mit en poche.
L'usurpateur du trône se disait : le véritable héritier du trône est en route. Il donna ordre
a ses policiers :
- Des qu'il mettra les pieds ici, arrêtez-le. C'est un imposteur !
Les gardes l'attendait donc. Des qu'il arriva, il fut arrête et jeté dans un cachot ou
il souffrit terriblement. Le malheureux héritier se mit a expliquer :
- Je n'ai pas demande ce trône, c'est mon oncle qui m'a fait venir pour l'occuper.
- Quand il me manda, mon oncle m'avait recommande plusieurs choses :
- En route, quand tu verras des hommes aux gros ventres, ne leur parle pas. Si tu as
soif, ne bois pas.
- J'ai longtemps marche et un jour, j'ai eu soif. Pour étancher ma soif, j'avais demande
de l'eau a un ventripotent que je venais de rencontrer. Cet homme m'avait dit : Si
tu veux aller boire de l'eau, laisse tes habits. Ce que je fis. Sitôt pares mon départ,
ce monstre s'empara de mes habits et de mon cheval et vint régner ici.
Chaque fois que les gardes entendaient ces explications, ils se mettaient a le rosser de
plus belle.
Si tu es vraiment le neveu du roi, tu vas nous le montrer en te mariant avec une princesse.
Parfaitement d'accord fit l'autre. On le conduisit chez la princesse.
Beaucoup de gens avaient demande la main de cette jeune fille, mais personne n'avait
  réussi les épreuves étant trop dures. Certaines gens n'en revenaient même pas, ils y
restaient enterres.
On emmena donc l'infortune héritier jusque chez cette princesse. On le fit entrer dans
cette maison et on lui demanda ce qu'il voulait. Il répondit :
- Je veux épouser cette princesse !
- Tu veux épouser la fille du roi ? lui demanda-t-on avec insistance.
- Oui, répéta l'autre.
Il entra dans la maison et la on lui présenta deux sacs : un sac plein de sable et l'autre
plein de sésame. On mélangea tout cela dans un seul tas.
- Mets d'un cote le sésame et de l'autre le sable, lui fut-il demande
Alors son père, utilisant sa magie, lui conseilla :
- Fils ne crains rien, fais seulement sortir de ta poche une fourmi voyageuse.
L'enfant fit tout cela. Et la fourmi se mit au travail. Le sésame d'un cote et le sable de
l'autre. Les gens vinrent admirer ce travail. Bravo dirent-ils.
Vint ensuite l'heure de se mettre au lit. Dans toute la maison et même sur le lit, on
prit soin de mettre des fils électriques.
- Va te coucher !
Son père lui conseilla encore une fois :
- Quand tu seras monte au lit, tu laisseras tomber un morceau de glace.
Il fit tout cela. Et la glace fit refroidir les fils qui se brisèrent.
Le jeune homme s'endormit jusqu'au lendemain matin. Les gens vinrent alors le trouver
dans son lit. Bravo ! crièrent-il.
Le jeune prit quelques jours de repos. Il se faisait que toutes les filles du village se
ressemblait toutes : elles portaient toutes les mêmes noms, mêmes habits....
Elles se mirent toutes en rang de telle façon qu'il ne fut pas possible de reconnaitre la
fille du roi.
- He !, jeune homme, choisis de toutes ces filles la fille du roi que tu veux épouser.
Le jeune homme se présenta. Son père lui conseilla :
- Lache une abeille vers ces filles ; celle qui chassera l'abeille, c'est celle-la, la fille du roi.
L'abeille partit bourdonner a l'oreille d'une des filles, et la fille la chassa de la main.
Fort de cet indice, le jeune sorti choisir la fille a l'oreille de laquelle l'abeille avait
bourdonne.
A ce moment, on fit de la musique et on dansa. Le jeune homme partit entrer en
possession du trône laisse par son oncle. Et l'usurpateur fut exécute.


-

dicton

Mbwa ya makelele mingi akoswaka te.
Chien qui aboie, ne mord pas.

lundi 3 août 2009

dicton

Celui qui se lève tard ne voit pas le lézard en train de se brosser les dents. Proverbe Masai

Conte de revenants

Un homme et la femme qu'il avait épousée, construirent tous les deux leur village.
L'homme dit un jour :
- Femme ! moi, je pars faire du commerce. Je vais dans le bas pays vendre du sel !
Et il partit, laissant son épouse seule. Celle-ci se dit :
- Je vais rouir mon manioc au ruisseau !
L'homme était parti pour son commerce depuis longtemps.
Le jour de son retour approchait. La femme prit son panier, elle déposa son manioc dans
l'eau pour le rouissage et remonta chez elle. Trois jours s'écoulèrent ; le quatrième.
elle s'en fut éplucher les carottes. Elle éplucha longtemps ; ce travail fini, elle rangea les
carottes dans le panier. Mais elle ne parvint pas a le soulever.
Soudain, elle entendit en amont comme le bruit de quelqu'un qui pêchait de petits
poissons. Elle cria :
- Qui se trouve la-bas en amont du ruisseau ?
- "C'est moi", répondit une voix !
- Viens soulever mon panier ! Je te donnerai du manioc.
L'autre refusa. La femme insista :
- Ce panier, aide-moi a le mettre sur mon dos, je te donnerai du manioc pour que tu
puisses en broyer.
L'interpelle arriva. La femme choisit dix carottes et les lui donna.
  Arrivée au village, elle déposa le panier, ouvrit la case, prit le mortier et le pilon et
broya les carottes. Elle termina au déclin du jour, puis elle s'endormit. Mais elle ignorait
que celui a qui elle avait donne du manioc était un revenant.
Le revenant s'en était donc retourne chez lui. Le soir il cria :
- Celui qui a besoin de manioc, celui qui a du verrat, Ah ! moi qui n'ai jamais rien attrape,
aujourd'hui, j'ai attrape !
Tous les revenants qui hantaient cette région, se dirent :
- Écoutez, qui donc nous appelle ?
Tous les ancêtres méprisables que sont les revenants se réunirent et se rendirent chez
leur compagnon. Celui-ci leur rapporta l'événement :
- J'étais parti prendre des petits poissons, voici qu'on m'appelle :
- Aide-moi a soulever ma charge de manioc. Je t'en donnerai.
- Je vais l'aider a soulever le panier, elle me donna dix carottes de manioc ! Elle était
seule au village, son mari est partit faire du commerce.
Ils rassemblèrent des tambours, des gongs...et d'autres instruments, et ils partirent.
Arrives aux abord du village, ils se mirent a chanter :
- A kimvwa-mvwa, a kimvwa-mvwa, toi, soulève-moi le panier, charge le moi, je ne
fais que passer pasr ici.
La femme tremblait de peur dans sa case. Ayant pris de grosses branches d'arbres, elle
les entassa devant la prote, celle-ci était infranchissable ! Les efforts des revenants
échouèrent. A l'aurore tous déguerpirent en vitesse en disant :
- Demain bien sur, nous reviendrons régler ton affaire.
La nuit suivant ils revinrent a la charge. La femme avait barricade sa case, elle entendit
s'acharner sur le seuil. Elle tremblait de peur :
- Hélas, mon mari est parti faire du commerce.... Qu'il revienne vite.... Certainement
qu'il me tueront... Quand il reviendra, qui ira-t-il interroge ?
Les revenants en dansant entourèrent la maison. Le coq chanta. Ils s'éloignèrent une
fois de plus en criant :
- Te voila encore sauvée aujourd'hui !
Ils regagnèrent leurs repaires.
Ce jour la le mari rentra. La femme lui narra son aventure.
- J'étais restée ici, et puis je suis allée rouir le manioc. Quand je l'ai dépose au fond de
l'eau, je reviens ici. Après le quatrième jour je pars pour l'éplucher. Je prends avec moi
un panier, mais je ne peux pas le soulever. J'entends soudain en amont du ruisseau,
quelqu'un qui agite de l'eau. J'appelle : Eh ! aide-moi a charger le manioc ! D'abord il
refuse ! J'insiste en lui disant : Je te donnerai dix carottes pour que tu puisses les
broyer. Je lui donne après qu'il a déposé le panier sur la tête, je prends le chemin du
village. Je prends le mortier et le pilon et je broie mon manioc. Or, a la tombez de
la nuit, j'entends a la portes des hommes qui font un vacarme incroyable. Ils chantaient :
Kimvwa-mvwa, a kimvwa-mvwa, toi, soulève-moi le panier, charge-le moi.., je ne fais
que passer par ici ! A l'intérieur, j'étais saisie de frayeur. Au chant du coq, ils ont
deguerpis en me criant "a demain ! aujourd'hui tu n'es pas encore morte". La journee se
passe, je barricade la maison. Ils sont revenus en chantant leur chant de la veille.
Au coq chantant, ils sont repartit.
Le mari de répondre :
- Qu'a cela ne tienne, on verra !
  Après avoir couper des lattes de palme et des baguettes pointues, il s'en va poser des
  pièges dans tous les carrefours ou les revenants avaient coutumes de marcher. Puis ils
allerent se coucher. Les revenants revinrent de nouveau en chantant leur complainte.
L'homme chargea son fusil de quinze balettes et courut les attendre au carrefour par
ou ils passaient.
Ce fut un défilé interminable jusqu'au village ! Ils entourèrent la case. La femme leur cria :
- Par ou allez-vous vous enfuir aujourd'hui ? Vous êtes tous des hommes finis !
Tous en chœur :
- Non, non, non !!!!!
Ils se dirigèrent vers le carrefour ou ils se blessèrent aux pieux. Ils tombèrent par terre.
Quiconque s'échappait, se blessait aux pointes et aux épines. Ils moururent. Aucun d'eux
n'échappa.
L'homme revint au village. Il prit tous ses biens. Ils allerent habiter ailleurs, quand a leur
case, ils l'incendièrent !


mardi 28 juillet 2009

dicton

L'ombre du zèbre n'a pas de rayures.

samedi 18 juillet 2009

dicton

La nature nous a donner deux oreilles et seulement une langue, afin que nous puissions écouter deux fois plus
que nous ne parlons.

Le sort d'un crime en Afrique noire

La naissance ou la modification de la plupart de nos coutumes, on le sait, provient le plus
souvent d'origine légendaire ou fabulaire. Le récit qui suit essaie de nous éclaircir sur une
certaine coutume du peuple Mukongo


Au centième royaume, après l'occupation du peuple Mukongo de la région du Bas-Zaire,
un événement malheureux vint sème la panique parmi les gens de cette région,
alors gouvernée par le roi Koro. De quoi s'agit-il ?
Un jour, le notable Kiongo, venu de la région Di Ngungu, pour exposer ses douloureuses
  doléances au grand roi Koro, s'agenouilla devant celui-ci et dit :
- Salut, Oh grand chef digne représentant des ancêtres et du Dieu Tout-Puissant.
Le grand roi dérange en pleine séance avec ses conseillers, regarda l'homme a genoux
devant lui se sentit brusquement touche jusqu'au fond de lui-même, oubliant le
  dérangementpar l'accent indolent du salut.
Anime d'un respect profond pour ses sujets, quel que fut le rang social de ceux-ci, le roi
dit :
- Sois le bienvenu Kiongo, fils du heros du peuple Kanyongolo, lève-toi, je t'en prie.
- Que les ancêtres te bénissent, toi et ta famille, ton clan et tous tes sujets. Raconte-moi
- en toute confiance l'objet de ta visite, je t'écoute.
- Oh ! grand chef, poursuivit Kiongo d'un ton décisif. Ayez pitié de votre serviteur et
- de ses sujets. Vous etes l'esprit du peuple et sa force. La vie du peuple dépend de votre
- action. Le bonheur du peuple est entre vos mains. Il y a longtemps que Kanyongolo le
- héros du peuple fils du grand chasseur Bungu m'a mis au monde. Jamais depuis, votre
- serviteur que voici n'a connu de catastrophes. Nous vivons une saison sèche jamais vue
- et jamais écoutée. Toutes les moissons de ma région sont réduites en cendres. Sous
- l'action du soleil cuisant. Nous n'avons plus de poissons dans nos rivières et plus d'eau
- pour boire. Les forets brulent, les animaux partent. Nous n'avons ni chair, ni légumes
- a savourer, nous respirons un air chaud, étouffant, brulant.
- Les hommes ne s'entendent plus, pour un rien ils se provoquent et se battent. Bientôt
- nous serons victimes de famine et de maladie. Bientôt nous disparaitrons tous.
- Quel est alors le crime infâme que nous avons commis ?
- Qu'avons-nous fait aux ancêtres pour qu'une fureur extrême nous inflige de si funestes
- calamités ?
- Oh ! grand chef puissant, médiateur entre nous et les puissances supérieures, digne
- interprète de la volonté de Dieu et des ancêtres, toute la population de Ngungu a
- travers moi, vous supplie d'examiner notre situation.
Bouleverse par ce triste récit, le grand Koro essaie de se lever en s'appuyant sur la canne
symbolique de son autorité. Il perd l'équilibre, il chancelle, il n'en peut plus et se
rassied. Mais se ressaisissant aussitôt et grâce a un effort surhumain il cria :
- Lève-toi fils de Kanyongolo et de Nganynmakunga. Vos cris lamentables, vos plaintes
- et vos pleurs me pénètrent jusqu'au fond du cœur. J'en souffre, je me trouve
- subitement sur le point de mourir ! Les faits lamentables que tu viens de m'exposer
- méritent un examen urgent.
- Mon pauvre ami, vous vivez la les effets de la colère des ancêtres. Quelqu'un parmi vous
- s'est rendu coupable d'un crime, déshonorant votre peuple aux yeux des ancetres.
- Car tu sais aussi bien que moi, que selon les traditions la faute d'un seul entraine des
- conséquences tristes sur tous les membres de la communauté.
- C'est bien cela ! intervint brusquement un vieux conseiller.... Blessez les yeux, vous blessez
- les oreilles, blessez les oreilles, vous blessez en même temps la bouche et le nez.
- Notable Kiongo, songez a soulager la grande colère des esprits des ancetres par des
- sacrifices, offrez, vaches, chèvres, poules.
- Nous y avons songe, grand chef, nous avons d'ailleurs tout sacrifie !
- Ah ! malédiction ! s'écria d'un ton indigne un sujet de Nganya.
- Grand roi, se sont justement toutes ses obligations qui nous ont appauvris d'avantage
- et nous ont plonges dans un ravin de misères.
Pensif, le roi Koro appela un de ses sages, un de ses guerriers.
- Ou est le fameux Okolo ?
- Me voici grand chef !
- Fais vite venir le sage baginyoka !
Okolo fit signe a un page qui couru exécuter l'ordre.
- Ah ! s'est horrible, s'exclama Koro revenu mais fortement consciencieux de sa lourde
- responsabilité. Soudain il se mit en colère et cria :
- nous devons a tout prix découvrir le malfaiteur.
Et le peuple se sentit en même temps soulage et décide de pendre et bruler le coupable.
Le sage Baginyoka, etait un des vieux octogénaire aveugle, et le plus grand penseur
de toute la région.
Esprit clairvoyant, personne ne mettait en doute ses paroles. A son arrivée, le peuple
autour du chef criait sa colère. Ce fait l'énerva.
- Arrêtez, apaisez-vous ignobles individus. C'est ainsi que vous enflammez a tout
- moment la colère des ancetres. Raison pour laquelle vous les obligez a vous infliger
- des fléaux dévastateurs.
Vite le roi intervint et arrêta la colère du grand sage en disant :
- C'est le grand chef Loro qui vous parle.
- Parlez, seigneur, je vous écoute.
- L'ayant apaise, le roi continua :
- Il ne s'agit nullement d'une atteinte ou d'une vocifération contre mon autorité. Les gens
- que vous entendez parler ici sont mes sujets. Ils sont accompagnes de leur notable.
- Je les connait bien, Kiongo fils du grand chasseur Ngungu n'est-ce pas ?
- Précisément, mes sujets de Ngungu se plaignent de fléaux qui les anéantissent. Il faut
- une solution d'urgence afin de sauver cette région. Tu es le seul homme capable de
- m'éclaircir et de me suggérer une solution.
- Plus de rivières, plus de forets, plus d'animaux, plus rien dans la région de Ngungu et
- cela a cause de la chaleur. Les hommes meurent comme des insectes, victimes de cette
- chaleur et de la famine. Il me faut une solution.
- On n'a pas chercher ailleurs ? déclara magistralement le sage !
- Un proverbe ancestral dit : L'aliment que vous mangez vous apporte a la fois plaisir et
- douleur".
- Comprenez bien ce proverbe, les gens de Ngungu ont voulu satisfaire leurs sens, en
- abandonnant le culte des ancetres. Cela s'est transforme en venin, et la colère des
- esprits s'est abattu sur eux. La faute a été commise dans la région de Ngungu, car selon
- nos coutumes, la faute d'un étranger n'entraine jamais de tristes conséquences dans
- la région a laquelle l'étranger n'appartient pas.
- Le coupable se trouve dans la région Ngungu même ! Ne perdez plus de temps, faites
- venir le grand feticheur Kibonge. Des qu'il aura découvert le coupable, et cette
- culpabilité confirmée, l'infâme sera brule, comme le veulent nos coutumes, les cendres
- seront jetées au sommet de la colline de Kitonga. Quiconque défendra le coupable,
- aura une peine identique parce qu'il sera considère comme complice.
Alors le chef exprima sa gratitude envers le sage en ces termes :
- Mes hommages grand sage. Que les ancetres te protègent contre toutes colères des
- mauvais esprits. Vive toi !
Banginyoka rentra accompagne d'applaudissements et de cris d'encouragement...
- Ou est le fameux Okolo, s'enquit calmement le roi.
- Me voici, grand seigneur, répondit l'officier d'ordonnance.
- Fait venir d'urgence le grand magicien Kibonge. C'est un message d'ordre venant de la
- part de son grand chef le roi Koro.
Okolo salua le roi et communiqua l'ordre a l'un de ses pages. Presque aussitôt, le
magicien Kibonge se tint devant le roi dont le visage semblait crisper par le drame.
- Grand seigneur, je vous écoute.
- Tu viens toi-même avec la population d'être témoin des sages paroles du grand penseur
- du peuple, Baginyoka. Le sage a la bouche d'or. Sa parole est d'une autorité
- contraignante. Elle est le soleil de mon royaume. Nous opposer a cette parole, c'est
- vouloir marcher dans l'obscurite. J'insiste, nous opposer a cette parole s'est vouloir
- noyer tout le pays dans des calamités et des lamentations. Nous suivrons a la lettre
- ses sages conseils. Tu suivras mon avis j'espère !
- Je n'ai pas le droit de m'opposer a la sagesse des ancetres, seigneur, je suivrais votre
- volonté.
Le peuple excite par ses paroles cria :
- Qu'on recherche le coupable, qu'on le supprime, il est ignoble et n'a plus le droit a la
- vie !
Le grand sorcier Kibonge disparut alors. Il se fit attendre deux journées durant. Au rebut
de la troisième journee, il apparut accompagne de trois autres sorciers. L'assemblée
du roi se trouvait en pleine séance, parlant des scènes du drame. L'arrivée des quatre
sorciers sema subitement la panique. Trois d'entre-eux allumèrent vite un feu, Kibonge,
lui racontait un tas d'histoires et se mit a danser vertigineusement.
Le corps brillait sous les maquillages, les gestes de ses longs bras puissants étaient brusques.
Son visage d'une expression diabolique et ses yeux rouges.
Soudain, il se mit a porter des coups au sol, un langage sourd et mystérieux accentua
la panique générale.
Le roi se leva de son fauteuil. Alors Kibonge ordonna le silence et se ressaisissant, il
regarda le roi qui lui tint ce langage :
- Kibonge, c'est toi le plus grand feticheur du pays. Regarde autour de toi.... Ce sont-la
- les habitants de cette région de Ngungu. Ils attendent la solution qui viendra de toi.
Kibonge appela le notable par un geste.
- Connaissez-vous les hommes riches de la région ?
Le notable connaissait le vieux Pangatonga riche parce que pere de plusieurs enfants,
  propriétairedes champs et de vaches. Le notable connaissait également Kalombola,
Bazikazoro, Nzuzikambu, grands commerçants de la reg ion.
- Assez !!!!!
  Après ce cri, le sorcier appela un autre homme.
- Qui soupçonnez-vous coupable de ce crime ?
Kozo, jeune homme de nature timide perdit le controle de ses paroles et dit qu'il ne
soupçonnait personne.
- Citez-moi un grand richard, Pangatonga par exemple. Ce vieux la est devenu trop
- orgueilleux. Je lui ai demande une de ses plus belles filles en mariage, il me l'a
- refusée. Maintenant mon temps arrive...a ta place jeune homme !
Kibonge regagna aussi son groupe de sorcier, ils se mirent a danser. Longtemps après,
la danse s'arrêta.
Kibonge se tourna vers le roi et lui proposa :
- Grand chef fils de Mikozo et Mikwaza, arrière-petit-fils du redoutable roi Kabunga
- c'est garce a ta sage action que le fléau va être arrêté.
- Paie sur le champs : cinq poules, cinq cheires, cinq vaches, une fourmi noire, une
- aiguille, une calebasse d'eau et une calebasse d'huile.
- Que soit réalisé sur le champs ta volonté salutaire.
Les pages se mirent a faire ce qui leur était demande. Le roi retira de ses propres biens
tout cela et les remit a l'un des sorciers.
Kibonge a la vue de l'empressement de Koro se dit qu'il aurait du exiger cent poules,
cent chèvres, cent vaches, ainsi il s'enrichirait pour toujours !
Il ne dit rien cependant et se remit a danser. Puis il siffla pour ordonner a tous de
se mettre a genoux.
- Je viens de connaitre la vérité, le coupable n'est pas parmi vous. Entre votre village et celui du coupable, je vois une demie journee de marche. Il habite une grande case,
  derrière sa case, un mandarinier, son village est bâti dans une vallée.
Le peuple s'écria que d'après la prescription, l'homme avait une fille, elle s'appelle
Ntwaza. Elle s'était rendue coupable de trois crimes.
Celui de l'adultère avec un étranger.
Celui d'avoir vendu une statuette ancestrale et celui d'avoir manger du Nboloko que
nul ne doit toucher.
Un lourd silence s'abattit sur l'assemblée
- Kibonge, tu viens de nous rendre un grand service, nous te remercions.
Les sorciers s'en allerent. Le lendemain, le roi fit venir Pangatonga avec toute sa famille.
Apres consultations et échanges d'opinions avec les vieux conseillers, le chef dit a
Pangatonga :
- La situation vous écrase et vous élimine, toi et ta famille.
Pangatonga demanda des preuves matérielles de sa culpabilité. Il lui fut révèle qu'il
s'agissait de sa fille, rendue coupable publiquement par le magicien Kibonge.
Pangatonga cria a la jalousie, la calomnie et se mit a se débattre a terre. Le peuple
le traita de canaille et demanda a ce qu'il soit brule. Les sages décidèrent que seule sera
  brulée sa fille, mais âpres soumission au sort que lui réservent les ancetres et cela en
la soumettant a l'épreuve du bois frotte au sol. Alors un vieux sollicite aux ancetres
une des trois solutions suivantes :
- Que la fille soit vendue comme esclave.
- Que la fille soit tout simplement écartée de la région.
- Qu'elle soit brûlée.
La fille fut brûlée et l'on dispersa ses cendres sur la colline de Kitangu. Cet acte indigna
toutes les femmes et les filles du pays. Elles se réunirent et trouvèrent la solution.
Elles décidèrent de ne plus épouser les hommes de la tribu. Elles épousèrent des étrangers.
Les filles nées des ces unions revenaient au pays, les garçons restaient au pays de leur père.
Cela réussit merveilleusement, car il arriva un moment ou le nombre de femmes
devenu dominant, les fit diriger le pays. Désormais, les maris n'avaient plus d'autorité
ni sur les femmes, ni sur les enfants.
Voici comment naquit le régime matriarcal chez les Mukongo, il y a de cela des millénaires.




dimanche 12 juillet 2009

dicton

Le grillon tient dans le creux de la main, mais on l'entend dans toute la prairie.

Conte etiologique du chien qui meprisait la mangouste

Le chien, la mangouste, le crapaud, la perdrix et le perroquet se réunirent pour la
  négoce:
- Allons, dirent-ils partons faire du commerce.
Ils firent d'abord provision de nourriture, puis se mirent en route. Mais la contrée ou ils
allaient négocier était loin !
Quand ils arrivèrent au milieu du pays, leurs vivres furent épuises. Arrives a l'emplacement
d'un ancien village, le perroquet aperçut dans un palmier un régime encore vert :
- Attendons tous ici, dit-il, ce régime dans ce palmier, lorsqu'il aura muri, moi j'en
mangerai les fruits ; alors nous partirons.
Ils s'approchèrent.... et restèrent la trois mois peut-être ! Quand le régime eut muri, le
perroquet mangea le fruit et proclama : "En avant !"
Ils partirent. Après avoir longtemps marcher, il arrivèrent a mi-chemin. La perdrix dit :
- Brulez-moi cette brousse ; la première pluie va tomber ; l'herbe poussera. J'en
mangerai, après nous partirons.
Ils brûlèrent la brousse, la première pluie tomba, la nouvelle herbe poussa. La perdrix
en mangea. Ils se remirent en route. Ils marchèrent longtemps. Le crapaud dit :
- A mon tour ! Coupez-moi ce chêne ; quand il sera pourri, les termites l'attaqueront,
moi je mangerai les termites, et puis nous partirons.
Ils abattirent le chêne, l'arbre pourri, les termites y creusèrent leurs galeries. Le crapaud
mangea les termites.
Nouveau départ, nouvelle étape, Arrives a mi-route, la mangouste de déclarer :
- A mon tour cette fois ! Flambez cette brousse : Les tendres roseaux lèveront ; j'en
mangerai !
La brousse incendiée, les tendres roseaux poussèrent ; quand la mangouste en eut
mange :
- En route dirent-ils !
Ils partirent, parcoururent un bon bout de chemin, arrivèrent loin.
Le chien dit :
- C'est mon tour, ramassez du bois, vous tous. Moi je vais chauffer mon museau près du feu.
Lorsqu'il sera sec, nous nous remettrons en route. Comme cela nous aurons eu tous
notre part.
Les autres répliquèrent :
- Ca va , reste-toi, père chien, allons chercher du bois.
Le perdreau et le perroquet convinrent :
- Eh la, nous deux allons chercher du bois de notre cote.
La mangouste et le crapaud, suivant leur propre route, recueillaient du bois bruler.
Lorsqu'ils eurent leurs fagots de brindilles, ils revinrent, édifièrent un gros bucher ;
et voici que le feu abondait vraiment. Il pétillait. Les flammes étaient intenses.
Ils crièrent :
- Eh père chien, viens, chauffer ton nez !
Le chien s'approcha, s'accroupit près du foyer, et eux d'entretenir un feu abondant.
Le nez sécha ; mais tandis qu'ils regardaient d'un autre cote, le chien lécha son
museau; il recommença a couler. Les autres de leur cote s'acharnaient a redoubler le
feu. Mais le nez du chien ne voulait pas sécher !
Les autres de crier :
- Depuis que nous avons commencer ici, nous avons beau chauffer le museau du chien,
quand a sécher, il s'obstine a ne pas sécher ; il ne fait que couler. Nos têtes nous font
mal a force de ramasser du bois.
La perdrix et le perroquet se concertèrent en particulier.
Le perroquet dit :
- Écoute maman perdrix, prenons la fuite ; disons-le a la mangouste et au crapaud.
S'ils ne nous écoute pas, nous filerons nous deux.
Le crapaud et la mangouste arrivèrent :
- Vous, les anciens, le nez de notre maitre le chien, nous l'avons chauffe, chauffe !
Aujourd'hui, voila deux mois que ça dure. Et ce sacre nez ne veut pas sécher. Alors
nous resterions ici ?... Filons ! Nous avons faim, tees faim, les vivres sont épuises.
La mangouste dit :
- Allons, demandons au chien, en avant ! Si il fait des difficultés, alors nous décampons.
Les autres :
- Bien sur ! en avant, le chien !
Ils y allerent et dirent au chien :
- Maitre chien cesse cette comédie !
Maitre chien :
- Et pourquoi donc ? Vous tous lorsque nous sommes venus en chemin, n'avez-vous pas eu
votre manière de faire ? Toi, le perroquet, tu as mange des noix palmistes ; toi,
perdrix, tu as mange des jeunes pousses ; toi, crapaud, tu as fait abattre une chêne
et quand il fut pourri, tu as mange des termites ; toi, la mangouste, tu as fait bruler
la brousse, tu l'as fait brûlée jusqu'à'  ras du sol et lorsque les roseaux se sont lèves,
tu en as mange. Et maintenant nous partirions..... Et moi donc !... Chauffez moi le
museau, qu'il sèche.... Alors nous nous en irons ! Tant que mon nez ne sera pas sec.
personne ne partira d'ici !
La perdrix et le perroquet s'écrièrent :
- He la mangouste ! He le crapaud !, nous avions des vivres, tout est fini ! Hein quoi !
Nous resterions ici ? Quiconque reste ici, qu'il nous regarde partir.
La perdrix et le perroquet s'envolèrent dans le ciel. Le crapaud et la mangouste
  détalèrent a terre. Le chien grogna :
- Quoi, vous tous, vous avez déjà mange ? alors, que moi quand je suis en train de me
chauffer le museau, vous , vous ne persévérez pas !, vous décampez ! je m'en vais
suivre le chemin de la perdrix et du perroquet.
Mais tandis qu'il les poursuivait, le chien se dit :
- Non, pas ceux-la. Si je m'acharne a les suivre, peine inutile, j'en reviendrai comme
un niais ! Qu'ils s'en aillent, ma foi. Je suivrai la trace de la mangouste et du crapaud...
Lorsqu'il arrive a la porte du crapaud pour le saisir, celui-ci était rempli d'écailles, le
chien s'écrie :
- Ah non ! pas cela ! Voila une mort inutile !
Il abandonna le crapaud a son sort, et s'élança a la poursuite de la mangouste et la tue.
Lorsqu'il l'eut mangez, le chien fit ce serment : Tout notre clan de chien, partout ou il ira
quand il rencontrera du gibier dans la foret, qu'il les chasse, dans les siècles des siècles.
Oui, que nous soyons ainsi a leur égard ! C'est la, la devise du chien : qu'il chasse les
  bêtessauvages.
Depuis ce jour la, le chien est en dispute avec la mangouste, et ils ne s'entendront
plus jamais. Une mangouste qui rencontre un chien, est morte d'avance.
La ou étaient partis la perdrix et le perroquet, tous deux conclurent un pacte d'amitié.
Un jour le perroquet dit :
- Maman perdrix, allons nous promener au village abandonne ; peut-être y trouverons-
nous notre régime de noix palmiste.
La perdrix répliqua :
- Entendu, mon cher, allons-y !
Lorsqu'ils arrivèrent au village abandonne, la perdrix découvrit dans un beau et grand
palmier un régime qui y pendait. La perdrix s'écria :
- Cher perroquet, va, monte dans ce palmier, va égrener des noix, nous en mangerons.
Le perroquet :
- Allons-y, a chère, reste au pied du palmier.
Ils s'y rendirent. Le perroquet monta et arracha les noix ; tandis qu'il mangeait, il
en jetait a la perdrix qui se trouvait a terre. celle-ci en mange aussi.
La perdrix supplia :
- He maitre perroquet, donne-moi encore des noix ! Ce ne sont que des toutes petites
que tu me jettes. Les grosses, c'est toi qui les mange !
Le perroquet répliqua :
- Approche du tronc, viens prendre les noix, je vais te les lancer !
La perdrix s'avança au pied du palmier. Le perroquet en arracha, visa la perdrix la
ou elle s'était approchée et jeta les noix sur les pattes de la perdrix. Celles-ci
devinrent rouges.
La perdrix :
- He! toi maitre perroquet, vois-tu comment tu m'as arrangée ? Mes pattes sont devenues
toutes rouges ! C'est toi qui est le seul coupable !
Le perroquet :
- Parbleu, ma mère ! je suis au-dessus du palmier, et ne me rends compte de rien. Je
t'ai jete des noix sans mauvaise intention.
La perdrix se dit en elle-même : Je serai une sotte si je ne lui répondais pas du tac au tac,
je me vengerai ! Je vais cacher une noix dans mon pagne !
- Allons maitre perroquet, dit-elle descend vite, Nous partons n'est-ce pas !
Le perroquet de dire :
- J'arrive, je descends.
Il se mit a descendre, et lorsqu'il saute a terre, la perdrix l'empoigna. Ils se battirent
longtemps. La perdrix saisit un bâton, qui s'abattit sur la tête du perroquet et enfin
sur son bec. Celui-ci, s'étant tourne en bas, se trouva crochu.
Le perroquet :
- Malheur de moi, tu m'as défiguré. Mon bec était tout droit, et voici qu'il est devenu
crochu ! Oui, aujourd'hui, toi et moi a cause de cela, nous mourrons ici !
Et ils s'empoignèrent longtemps bien longtemps. A un moment donne, la perdrix
fouillant le pli de son pagne, y saisit une noix de palme. A cette vue, le perroquet
prit la fuite ; mais la perdrix lança la noix de palme, en rebondissant, toucha la
queue du perroquet. L'extrémité en devint tout rouge. A la suite de cette bataille,
ils se séparèrent. La perdrix dit :
- Toi, maitre perroquet, tu as rendu mes pattes rouges, désormais, nous ne nous
  promènerons plus par les mêmes chemins.
Le perroquet de son cote jura :
- Toi qui a rendu ma queue toute rouge et mon bec crochu, désormais c'est la mort
entre toi et moi !
- Toi tu mangeras de ton cote et moi du mien !
Depuis ce jour, le perroquet et la perdrix se sont sépares a jamais. Ils ne se promènent
plus ensemble par les mêmes chemins.






jeudi 9 juillet 2009

dicton

Ebale na mbonge, olukaka na bwanya.
Quand le fleuve s'agite, pagaie avec sagesse.

L'enfant et son pere

Un soir de la saison sèche, par un splendide clair de lune, sous un ciel ruisselant de
sourire d'étoiles, les gens du village se réunissent autour du feu, devisant, décortiquant
des arachides pour les prochaines semences, car les premières pluies s'annonçaient.
On se racontait des récits fabuleux, des hauts faits des aïeux et des devinettes
traditionnelles.
On en vint aux tours des esprits de libres inventions pour jouer au plus fin.
Il y avait, assis près de son père, un garçon surnomme Nsiese, gazelle parce qu'il passait
pour le plus fin et le plus ingénieux de sa classe et de son age.
La gazelle en effet est , dans l'univers animal, le roi des finasseries.
Le fils interpella son père en ces termes :
- Papa, quand j'ai acheté ce pagne étais-tu ne ?
- Ah quelle belle trouvaille. C'est une niaiserie inouïe, n'est-ce pas mon fils ?Quand  tu es
sorti de mon dos portais-tu deja ce pagne ?.....
- Réponds-moi.....
Nsiese demeura bouche bée, mais il ne se tint point pour battu. Il laissa d'abord
l'assistance se tordre de rire. Puis les esprits en suspend, les regards fixes sur
l'enfant, celui-ci reprit :
- Soit, papa, mais si je me cachais ?
- Pêcheur, j'ai fouille les eaux, j'ai fouille les airs, j'ai fouille la terre. Cache-toi ou tu veux !
Des jours passèrent. L'enfant entra dans une arachide, un coq l'avala. Mais croque par
une fouine, cette dernière tomba a son tour sous la patte du léopard qui se fit dévoré
par un crocodile. Celui-ci descendant le courant, s'engouffra dans une grande nasse tendue
par le père du garçon disparut.
Pendant trois jours et trois nuits, on chercha partout l'enfant sans le trouver.
Les jeunes commencèrent déjà le deuil. Mais le père les pria de garder espoir et
patience.
Le jour suivant, le père sortit au petit matin pour aller voir ses pièges, en foret et
ses nasses dans la rivière. il trouva le crocodile en train de se débattre dans la nasse.
Il le capture et le dépeça.
Dans son ventre, il trouva le léopard. et remontant, du léopard a la fouine, de la fouine
au coq, du coq a l'arachide, il retrouva a l'intérieur de celle-ci, l'enfant disparut depuis
trois jours.
- N'ai-je pas raison mon fils ?
L'enfant resta bouche bée, les jours passèrent. Un matin le père dit a son fils :
- Viens avec moi a la chasse.
Ils partirent tous les deux. Le fils marchait derrière le père, qui soudain aperçut un
buffle pris au piège.
Il assomma l'animal et monta dessus, puis envoya son fils au village appeler des porteurs.
Parvenu aux abords du village, Nsiese entendit des pleurs. C'étaient des chants de
de deuil, des complaintes bien connues pour le décès d'un chef.
L'enfant s'approcha d'un pas tremblant. Une foule nombreuse entourait la maison.
L'enfant écouta attentivement les paroles : c'est papa que l'on pleurait
Il revint sur ses pas et vit son père debout sur l'animal. Le père furieux promit une
  sérieuse correction a son fils si celui-ci ne revenait pas avec des porteurs avant le
coucher du soleil.
L'enfant fit encore quelques va et viens infructueux.
Mais tant d'émotions l'épuisèrent. Et le voila écroule en larmes aux pieds de son père
en le suppliant de lui dévoiler ce mystère.
Triomphant, le père saisit la main de son fils et lui dit :
- Qui a raison mon fils ?
Nsiese reprit tout ses sens et se souvint : Papa a lève le défi. Le père conclut :
- Le père c'est le père, le fils c'est le fils. Les oreilles ont beau grandir, elle ne pousse
point plus haut que la tête. Plus large que la source, la rivière ne coule point plus
haut qu'elle.


lundi 6 juillet 2009

dicton

Ngomba na ngoma ekokutunaka te, kaka bato.
Les montagnes ne se rencontrent pas, seuls les hommes peuvent se rencontrer.

Le conte de Kalonz' A Mwadi

Jadis au pays du fleuve Zaire, dans la région baignée par les confluents de l'affluent du
Kasai, vivait, esseulée, une jeune femme veuve du nom de Fanga Mwadi.
Mwadi attendait famille depuis six lunes quand le destin tragique frappa son brave mari
en pleine chasse.
Un jour, avec les autres femmes du village, elle décida de partir en brousse chercher du
bois sec.
Les femmes préféraient le bois "Mamba" que l'on trouvait a une demi journee de marche
du village.
  Réveillées avec le soleil, Mwadi et ses compagnes arrivèrent-elles au premier "Mamba",
lorsque l'astre du jour avait parcouru au firmament la moitie de son voyage quotidien.
  Aussitôt arrivées, toutes se mirent au travail, a peine termine de découper, chacune
fit son fagot.
Soudain, le vent souffla, les nuages cachèrent le soleil annonçant l'orage.
L'alarme donne par la plus âgée des femmes disait notamment :
- Mvula a mishind mwitwika mwitika, orage que chacune se charge.
L'une après l'autre, les voisines de Ganga Mwadi qui avaient jetés sans peine leur
charge sur la tête, reprirent le chemin du village.
Mwadi ne pouvant s'exécuter a cause de son état pré-maternel, se retrouva seule.
Désespérée, elle était prête a abandonner son fardeau qu'elle ne pouvait plus charger
sur sa tête, quand d'entre les bois surgit un homme grand comme un chef guerrier.
En temps normal cette apparition aurait du faire peur a cette femme seule, mais
maintenant, ce géant presque, fit jaillir une lueur d'espoir sur le visage de Mwadi.
- He, l'homme ! Ne pourriez-vous pas m'aider a charger ce fardeau sur la tête ?
- Si, femme ! Mais a une condition, que vous me promettiez quelque chose en retour.
Mwadi sans réfléchir l'encouragea.
- Je suis prête a vous donner ce que le cœur vous dit.
A la vue de son interlocutrice, le cerveau du géant suggéra :
- Je voudrais que l'enfant dont tu accoucheras soit mon épouse, au cas ou se serait une
fille, et mon filleul au cas ou se serait un garçon.
Mwadi ne pensant qu'a son fardeau, répondit sans sourciller :
- Oui guerrier, elle sera ton épouse.
L'homme disparu comme il était venu, après avoir mis en équilibre le tas de bois sur
la tête de la femme.
Mwadi arriva au village et sa vie continua calmement.
A la neuvième lune de sa grossesse, Tanga Mwadi donna le jour a un bébé luisant de sante.
Elle lui donna le nom de l'arrière-arrière-grand-père de son mari qui s'appelait Kalonz.
Comme il n'existait pas de prénom pour le nouveau-ne, on l'appela Kalonz fils de Mwadi
ou Kalonz'A Mwadi.
Quelques temps plus tard, l'homme des bois apprit que la jeune femme avait mis au
monde un fils, il vint au village prendre possession de son filleul.
Il trouva chez la veuve tous les gens du voisinage. Les commères qui dorlotaient le bébé.
se le disputaient déjà comme époux. L'on affirmait aussi que le jeune orphelin n'avait
a redouter de la vie, car son père qui était allé retrouver les ancetres, le protègera
puisque les morts de chaque famille deviennent des Dieux protecteurs.
Mam'Wafwak, salua le nombre en guise de félicitations a la jeune maman qu'il venait
dépouiller.
- Ou ce qu'il est mon filleul ? Je voudrais le contempler, le toucher et enfin l'emmener
avec moi dans les bois ou il grandira et travaillera pour son parrain.
La mère plaidoya :
- Que vous êtes presse homme des bois, votre filleul n'a que quelques jours, laissez-moi
le nourrir avec le lait de mon sein, laissez-moi vous l'entretenir, vous viendrez le chercher
quand il aura atteint l'age de douze saisons des pluies.
Au village, Kalonz vivait maintenant sa douzième saisons des pluies.
Il était d'une intelligence remarquable et plus d'une fois, il avait su déjouer les mauvais
tours que jouaient a sa mère les vieux du village, jaloux parce qu'elle n'avait pas
consenti a leur demande en mariage. un jour, la mère de kalonz pilait du mais devant
sa case quand elle vit arriver l'homme des bois, loin d'avoir perdu la notion du temps.
- Femme ou est ton fils ? C'est aujourd'hui que je l'emmène.
- Ne pourriez-vous pas patienter encore un peu ? je n'ai vraiment personne pour m'aider.
- non, femme. cela suffit comme ça, il n'y aura plus d'autres délais, c'est aujourd'hui que
je l'emmène.
De la main elle indiqua la taille de son fils, l'homme des bois s'en alla vers le fond du
jardin. Tous les gosses, a peu près une vingtaine, avaient la même taille.
Il les toisa et demanda :
- Lequel parmi vous s'appelle Kalonz' ?
- Kalonz' se mit debout et lui présenta un a un tous ses amis, il se trouva que tous se
nommaient Kalonz"
Quand a Kalonz' , le vrai il se présenta comme Kalonzolol.
- Enfin dit le monstre ; vous connaissez kalonz' ?
- Choisissez votre Kalonz'. lui répondit l'enfant.
Indecis, celui-ci rentra bredouille chez la mère de l'enfant a qui il rapporta sa mesaventure.
- Mwadi qui ne voulait pas manquer a sa parole dit :
- Repassez demain, je m'arrangerai pour qu'il soit reconnaissable.
Le jour suivant, Mwadi prit la précaution de coiffer les cheveux de son fils d'une façon
insolite.
Quand l'homme des bois se présenta, elle lui signala que son fils était coiffe d'une façon
exceptionnelle.
Mais devant les enfants, le monstre ne put reconnaitre Kalonz'.
Le monstre rentra une fois de plus chez Mwadi et expliqua son échec.
- Demain, il ne t'échappera pas.
Le lendemain, Mwadi qui savait son fils dévoué, l'envoya en foret lui cueillir les fruits
de l'arbre géant non loin du village.
Kalonz' qui aimait la foret et qui pensa n'avoir rien a redouter, entreprit sa montee
quand soudain :
- Ha! ha! ha ! ha !... Tu es mon enfant, l'on verra aujourd'hui si tu sauras m'échapper.
- Ha! ha! ha! ha !...
Kalonz' effraye au début, ne bougea pas, il réfléchit en prenant son temps puis dit
  trèscalmement :
- Bonjour vieux, enfin vous voila ! ça fait longtemps que je vous attends pour que l'on
aille ensemble chez vous, mais laissez-moi rapporter ces fruits a ma mère.
- Pas question garnement, descends de la et vite sinon, je viens t'y chercher !
- Épargnez-vous donc cette peine. Fermez les yeux et ouvrez votre cabat. D'ici, je
plongerai et quand vous m'aurez senti dedans, fermez-le sans y regarder. vous ne
l'ouvrirai qu'a votre arrivée chez vous. Ou alors, je pourrai m'échapper !
Confiant, le monstre suivit les instructions de Kalonz'
Ce dernier qui n'attendait que cela jeta dans le cabat qui lui était ouvert le plus gros et
le moins mur des fruits qu'il avait apportes. Le monstre senti le poids et cru que Kalonz'
avait tenu sa parole. Jaloux de sa capture, il mit les jambes a son cou, et couru
aussi vite qu'une antilope.
Grande fut sa fureur quand, enferme dans son antre, il découvrit que le petit Kalonz'  s'était une fois de plus avéré plus malin que lui. Décidément, l'enfant de la veuve n'a
pas son pareil sur terre pour tromper et ruser de cette façon-la. Il est diaboliquement
malin ce petit, conclut-il.
L'homme des bois consulta alors les profanes qui lui conseillèrent de voir Nridi-Mukul-
Mawej a Ngoya, le jaloux Dieu de la ruse, qui ne pouvait accepter qu'il exista sur terre
un être plus malin que lui. C'est ainsi que le petit Kalonz'A Mwadi reçu une invitation
officielle du tout grand Nridi-Mukul.
Comme il était de rigueur dans les milieux nobles, qu'en répondant a une invitation
l'on se fasse accompagner d'une suite de conseiller. Kalonz' choisi pour se faire, un
grand troupeau d'animaux dont l'espèce variait de la mouche "Njinji" jusqu'à
  l'éléphant"Nzoku". C'était une véritable armée ou chacun avait un rôle a jouer.
Car Kalonz' préférait avoir ces animaux, dont chacun savait faire une seule chose
au lieu d'hommes qui voulaient faire plusieurs choses a la fois sans pour autant en réussir
une seule. La route était longue, sept jours et sept nuits de marche. Le village était loin
  derrière Kalonz' et sa troupe quand ils se trouvèrent devant une route barrée par des
troncs de baobabs. il a fallu toute la force de l'éléphant pour ouvrir le chemin.
La troupe marchait au rythme du tam-tam que jouait un singe, et l'oiseau "Konyi"
chantait cet hymne d'endurance que reprenait en chœur toute la troupe.
- Kalonz' fils de Tanga Mwadi, allons répondre a la convocation de nridi.
la troupe avait marche deux jours durant, quand un de nouveau un autre obstacle se
  présenta devant eux. il y avait des épines sur toute la largeur de la piste. Ce tapis de
ronces se terminait sur une montagne de pierres.
Plus question de faire appel a la force de "Nzoku" l'éléphant, cette fois c'est la
troupe géante qui résolu le problème en creusant une voie souterraine.
C'est donc par un long tunnel que Kalonz' continua sa route.
Les difficultés ne faisaient que commencer ; Il ne se passait pas un jour sans que la
troupe ne franchissait un obstacle grâce a tel ou tel animal.
Le septième jour, aux heures ou le soleil vire au rouge, Kalonz' vit jaillir
majestueusement du sol, a cinq milles pieds de la troupe, la cite divine du Nridi.
comme dans toute armez organisée, Kalonz'A Mwadi bénéficiait des services spéciaux
d'éclaireurs.
  C'était les mouches et les moustiques, qu'il avait envoyés devant lui pour lui rapporter
des informations sur l'accueil que le dieu Nridi leur réservait.
C'est ainsi qu'a son arrivée dans la cite de Nridi, Kalonz' alla saluer avec tous les honneurs,
le seigneur dieu qui s'était isole pendant qu'un de ses hommes occupait le trône pour
tromper la vigilance du visiteur.
Par ailleurs, Kalonz' préféra s'asseoir a même le sol au lieu d'aller occuper la chaise
longue qu'on lui présenta. En effet, cette chaise était placée sur une natte cachant
un trou profond. A l'heure du repas Kalonz' préféra la pâte de mil blanchie servie avec
les feuilles de manioc, au lieu de la pâte appétissante qui était servie avec du poulet
empoisonne.
A l'heure du coucher, Kalonz' alla dans la case qu'on lui avait préparée, mais avant que
le premier chant du coq ne réveilla le village, Kalonz' sortit avec toute sa suite et s'en
alla en brousse, d'où il revint a l'endroit ou se trouvait sa case.
Le plus surpris de revoir Kalonz' vivant fut Nridi lui-même, qui s'était fait confirmer
par ses hommes la mort de Kalonz' et des siens.
Ces derniers avaient entendu les détonations des explosions des calebasses non mures
que Kalonz' avait placées dans les cases désertées par les siens. Ainsi, il trompa l'oreille
de ses ennemis.
Kalonz' s'apprêtait a faire ses adieux a Nridi, son séjour ne devant pas dépasser
en principe deux jours.
Il lui fut alors demander de façon intransigeante de rester encore quelques temps.
Nridi lui dit :
- Fils, maintenant que tu as fini ta visite dans ce monde, je ne résiste pas a l'envie de
te demander un dernier petit service.
- dites toujours Grand Seigneur, fit kalonz'
- Tu vois ce régime de Palme qui muri la ?
- Oui, je le vois.
- he bien, prends cette machette et va me le cueillir.
- Avec plaisir, Seigneur Dieu, mais voulez-vous entretemps enlacer ma ceinture pendant
que je monte a votre palmier ?
Nridi avait mis la ceinture de Kalonz' autour de la taille.
De son cote kalonz' avait atteins la mi-hauteur du palmier quand de sa chaise Nridi
ordonna au palmier de quitter le sol par des paroles magiques.
Il disait :
- " A kadibwe inde" palmier va-t-en et le palmier qui s'etait arrache du sol avec toutes
ses racines montait droit au ciel.
Kalonz' qui y était cramponne n'avait plus de contact avec le sol. C'était de bonne
guerre, et il resolu de défier son adversaire.
Ainsi Kalonz' ordonna a sa ceinture de se resserrer. Ainsi, au fur et a mesure que le
palmier montait la ceinture se serrait de plus en plus.
Le tour de taille du dieu était maintenant a sa moitie et Kalonz' était si haut qu'on ne
le voyait plus distinctement.
Soudain, Nridi sur le point d'étouffer, ordonna au palmier de redescendre.
plus le palmier se rapprochait du sol, plus la ceinture se desserrait du ventre du dieu.
Bientôt, Kalonz' put mettre le pied a terre et débarrassa son rival vaincu de la
ceinture redoutable.
Ce même jour, Kalonz' rentrait triomphant, mais surtout libre pour toujours dans son
village natal.








lundi 29 juin 2009

dicton

Quand tu ne sais plus ou tu vas, retourne-toi et regarde d'où tu viens.

L'histoire des hommes de "Nsama" originaire de chez les Boboma du Mai-Ndombe. Zone de Mushae

Mosiuru-Kousuru fut le premier homme de la terre.
Bobuke fut la première femme.
Issanzili était le génie du mal.
Mwa-Nga etait l'instaurateur du culte des morts.
Bouuazeti, le génie du deuxième ciel ou du ciel du tonnerre.
Izae-li-Bobona, le génie du premier ciel ou du ciel des nuages.

Mosiuru et Bobuke traversèrent le sixième ciel, puis le cinquième ciel, le quatrième,
le troisième, le deuxième et arrivèrent chez Izae-li-Bobona, au ciel des nuages.
  Obéissant tous deux aux ordres de "Nzami" le Dieu, ils voyagent aux lianes sacrées
que "Nzami" laissa descendre lentement et sans secousse vers Nsama la terre.
Ayant atteint Nsama, l'homme Mosiuru et la femme Bobuke y prirent pieds.
Ils se mirent debout et lâchèrent les lianes pour faire quelques pas.
Les lianes sacrées remontèrent vers le ciel.
Des leur retour Mosiuru et Bobuke furent étonnés de ne plus voir les lianes.
- Ou sont les lianes ?
- En chantant plaintivement :
- Bale Kon nge, boletumene bi mosia e.
(êtres d'en haut, envoyez-nous les lianes)
Mais leurs cris et lamentations ne furent sans doute pas entendus, car les lianes ne
  réapparurent point.
Sur ces faits, Muko Mbwa (le chien) qui les avait suivis a distance les appela.
- Pourquoi vous enfuir ? Nzami le Dieu n'a-t-il pas interdit aux animaux de vous faire du
mal. Restez donc auprès de nous et vivez comme nous.
Convaincu par ses paroles, l'homme et la femme revinrent sur leurs pas et s'installèrent
au milieu des bêtes.
Mukombwa (le chien), leur montra sa compagne Mousioro Nkoe et ses nombreux enfants,
leur declara :
- Si vous voulez être heureux, unissez-vous comme nous et procréez. Quand vous aurez
des enfants, vous vous aimerez a cause d'eux.
- Tu as raison, il faut que nous suivions ces conseils, nous pourrions ainsi vivre en paix.
Bobuke, la femme qui avait avec son homme suivi les conseils du chien, se trouva un
beau matin sur le sol douloureux de l'enfantement. C'était une petite fille.
Le père la prit par la tête, la mère par les pieds et en la berçant ils chantèrent :
- Mukombwa et Mousioro Nkoe, le chien et la chienne, n'ont pas mentis, nous avons
un enfant. Elle s'appelle Nsele Kau, fille.
Nzami le Dieu, crea alors un troisième être humain. Il l'envoya sur la terre estimant
que Nsele Kau la fille, devait a son tour avoir un homme.
Dans l'être humain que Nzami a crée, il mit Issanzili le génie.
Nzami dit :
- Tu es mon enfant, tu vas descendre sur Nsama, la terre pour y vivre en paix avec tes
  frères Mosiuru et Bobuke. Tu épouseras leur fille Nsele Kau. Prends aussi cette calebasse,
elle contient des présents. Va...
Le génie prit la bonne calebasse, et s'éloigna vers les trois lianes sacrées.
A son arrivée sur terre, il épousa Nsele Kau.
Le génie et Nsele Kau mirent au monde un fils.
Leur fils s'appela Moussie Mwa, petit Mwa.
Beaucoup de temps passa, Moussie Mwa, fils de Nsele Kau grandit, et d'autres enfants
naquirent.
Bobuke, la mère du clan vieillit, puis mourut.
L'ancienne coutume voulait que l'on se nourrissent de mais et de patates douces
temporairement en l'honneur de la morte.
Moussie Mwa, lui a l'étonnement de tous declara qu'il se contenterait de manioc.
- Bale mosia monge
- Banza balea, banza bale makala
- Ngo mozi tara mozi, kousi motfusi mumori.
(Les etres et les lianes d'en haut ; certains pleurent, certains mangent du manioc).
(Une seule mère, un seul pere, ici bas une seule tribu).
Moussie Mwa, quui les observaient de loin ne répondit pas.
Les jours ont passes, Mosiuru Kousuru, père du clan appela ses enfants et ses petits
enfants, il donna a chacun un couteau et leur demanda de couper des pilotis, des bambous,
des lianes et des feuilles. Avec tout cela, il apprit aux hommes a bâtir des huttes et
a aménager des villages.
Les cases et les villages terminées, Moussie Mwa dit au patriarche :
- Mets dans chacune des cases un hommes et deux épouses, ainsi le clan prospérera.
A ces paroles, le vieux Mosiuru comprit que son petit-fils était devenu le véritable chef
de ces gens, et qu'il etait temps de ceder la place. Il les rassembla a nouveau et leur
dit :
- Ma tache est terminée sur Nsama, la terre. Je vais partir pour un long voyage et je vous
- défends de me suivre ou de me chercher. Votre chef est maintenant Moussie Mwa,
- fils de ma fille ainée Nsele Kau.
- Je vous demande de travailler selon la loi qu'il vous imposera.
Apres ces paroles le jeune et nouveau chef dit :
- Dans trois jours, notre ancêtre aura disparu, dans neuf jours moi-meme je m'en irai.
Les hommes du village dirent :
- Ce n'est plus notre frere Moussie Mwa, c'est le génie Mwa Nga.
Trois jours plus tard, Mosiuru avait disparu, et la prédiction de Mwa Nga se trouva réalisée.
Personne ne douta de sa force.
Enfin le neuvième jour arriva.
Le jeune chef se mit au milieu du village et chanta a haute voix :
- Bale Konge izue boutumune me musi a eee....
- (Vous, êtres du ciel et d'en haut ; envoyez-moi les lianes eee...)
La foule se pressa autour de lui, d'autres disaient qu'il allait partir, d'autres qu'il
  était devenu fou.
Un violent craquement déchira l'air, et l'on vit les lianes sacrées se balancer aupres
de Mwa Nga.
D'un geste majestueux, il cria a ses frères :
- Je vous quitte.... écoutez maintenant quelle sera votre loi : Vous êtes les maitres
- de la terre, Nsama. Occuper les lieux qui vous semblerons bons, procréez, construisez
- au-dessus du sol des villages pour les vivants, et sur la terre des nécropoles pour les
- morts.
- Et voici quel sera le culte des morts : Le grand deuil s'appèlera "Moduma" s'il se
- se rapporte au chef, 'Mosaki" s'il se rapporte a un homme simple.
- Les hommes ne pourront manger du manioc, ni de viande ni arachide pendant le deuil
- vous observerez le régime alimentaire et la simplicité des vêtements.
- Les morts seront chaque fois enveloppes d'un linceul, vous travaillerez sans cesse pour
- vivre.
- Nous serons donc éternellement a la peine ?
- Non, car vous travaillerez trois jours, et le quatrième jour vous vous reposerez.
- Ce repos s'appelle "Nsano pika", ce jour-la, les êtres d'en haut travailleront pour vous.
- Ils prépareront les pluies et feront circuler les vents.
- Qu'est-ce que la pluie ?
- qu'est ce que les vents ?
- La pluie c'est l'eau du ciel "Nume". Jusqu'à présent elle n'est tombée qu'une seule fois
- quand aucun de vous n'était ne.
- Le vent , c'est le souffle de Dieu, que nul d'entre vous connait.
- Chaque fois que vos clans méconnaitront les lois ancestrales, Dieu vous punira par
- Nzali la foudre.
- Qu'est-ce que la foudre ?
- C'est le feu que Dieu n'avait jamais envoyé sur terre.
- Quand vous voudrez de la pluie, vous implorerez le génie Izae-li-bobona, maitre du
- du ciel des nuages.
- Quand vous voudrez écouter la foudre, vous supplierez Bomazebe le génie du ciel de
- tonnerre.
- Mwa Nga, Mwa Naga, ne pars pas, ne nous abandonne pas, nous avons besoin de toi.
- qui sera notre chef a présent, puisque tu t'en va ?
- C'est Nsele Ziuru car c'est votre aine.
A ce moment les lianes sacrées gémirent en se tendant et lentement Mwa Nga s'éleva
vers le ciel et les hommes chantèrent :
- Mwa o Nga ollee ko mazne ma botali ollee.... Olaka laka kobue olle
- (Mwa o Nga, tu vas donc mange au ciel, et nous revenir sur terre.
Alors le genie du ciel tout en montant chanta :
- Siki siki, mba nkuolo, laka a mba iude, kamu bandaka nkuolo.
- (Je suis devenu une pierre dure, une pierre de feu, je m'en vais. Aiguisez vos armes,
- prenez-y vos forces .)
Il était loin, ne répondit pas, les hommes s'estompaient peu a peu en chantant :
- Kelee nole kosieme izue o
- Kelee nde ; o.....Kelee nde.
- (Voyez-le la bas près de la fin du ciel... O voyez-le....)
Puis un immense silence s'appesantit sur la horde.





jeudi 25 juin 2009

dicton

Peu importe la direction du vent, le soleil va toujours la ou il doit aller

Celle qui ecouta et celle qui n'ecouta pas

Il était une fois un petit village au bord d'un grand fleuve.
La vie s'écoulait paisiblement et tous les habitants étaient heureux chacun dans ses
occupations.
Les hommes chassaient, les femmes cultivaient les champs et les enfants jouaient.
Un jour deux jeunes filles amies, du nom de Kalanga et Mbelu partirent ensemble
puiser de l'eau.
Elles avaient chacune les calebasses de leur mère.
Marchant, courant, bavardant et riant aux éclats comme savent le faire les jeunes filles
insouciantes et conscientes de leurs attributs féminins, elles arrivèrent au fleuve.
  Après s'être baignées, chacune alla puiser de l'eau pour rentrer au village.
Kalanga pour avoir de l'eau propre se dirigea vers un endroit ou le courant était assez
fort.
A peine avait-elle mis sa calebasse dans l'eau, le courant l'emporta laissant Kalanga
bouche bée.
Le premier mouvement de stupeur passe, Kalanga se mit a crier en pleurant :
- Au secours, au secours, ma calebasse, la calebasse de maman ! Que vais-je devenir ?
- Aidez-moi.
Mais plus elle criait, plus la calebasse s'éloignait emportée par le courant.
Les deux amies se mirent a suivre la calebasse en courant sur la rive.
Avec des longues branches, elles essayèrent de la ramener au rivage mais sans succès.
Ainsi la calebasse fut emportée par le fleuve et les deux amies rentrèrent au village.
Kalanga vivait chez une belle-mère. Voyant celle-la les mains vides, celle-ci de crier :
- Ou est l'eau espèce de paresseuse ?
- Hélas ! la calebasse a été emportée par le courant d'eau.
- Quelle calebasse ? ma calebasse ? c'est ce que j'ai toujours dit, malgré tes 14 ans....
- fille a parier, tu n'es qu'une bonne a rien, idiote.... Qui t'épouseras ? Tu n'as donc pas
- de force ? Tu ne pouvais pas la tenir plus fortement ? Et tu oses encore revenir ici
- sans ma calebasse tout de même.
- Va vite, retourne et ne reviens ici qu'avec ma calebasse ! Sinon gare a toi !
Le ton était sans réplique et les gestes en dire beaucoup.
Pauvre kalanga ! La calebasse était déjà loin, Kalanga supplia son amie de l'accompagnée,
mais celle-ci répondit :
- Mais c'est de la folie !... La calebasse est déjà loin et le fleuve est long. Le suivre
- serait dangereux. Ne compte pas sur moi. Ah non !
Triste, Kalanga s'en alla a la recherche de la calebasse.
Elle marcha longtemps, elle rencontra des pécheurs et leur demanda :
- N'avez-vous pas vu la calebasse de ma belle-mère ?
- Comment était-elle ?
- Elle était neuve, la calebasse de ma belle-mère.
- Ma petite nous n'avons rien vu. Tu la retrouveras en suivant le fleuve, mais attention,
c'est dangereux.
Kalanga passa, elle marcha longtemps encore. Fatiguée, mourant de faim, elle aperçu
devant elle une petite fumée qui montait vers le ciel.
Elle avança et aperçu une petite case.
Elle regarda mais personne n'y était. Comme elle avait faim elle entra en espérant
trouver quelque nourriture.
Elle vit alors un feu et derrière le feu dans un coin, une petite vieille ridée et pliée
sous le poids de l'age.
La vieille était sale. Kalanga eut envie de vomir. La vieille dit :
- Sois la bienvenue ma fille. Approche et n'aie pas peur, je suis une personne comme toi.
Kalanga écouta cette voix et s'approcha.
- Approche ma fille, raconte-moi ton histoire. Qui es-tu ? Ou vas-tu ? Et pourquoi faire ?
Kalanga raconta toute son histoire a la vieille bossue.
- Reste aujourd'hui avec moi et demain je te dirai ce qu'il faut faire.
- Vois ma maison, elle est sale.... et moi aussi, je voudrai bien tout nettoyer, mais je suis
- vieille et faible, je n'ai pas la force. Fais le pour moi.
- Surement, grand-mère répondit Kalanga, je le ferai.
Kalanga se mit a tout nettoyer, quand elle eut fini, elle regarda la vieille et dit :
- Maintenant a ton tour grand-mère.
- Tu as tout bien fait. Mais avant de me laver, il faudra me gratter. De la poussière que
- tu auras, tu en feras une pâte que tu jetteras au feu.
Kalanga s'exécuta et malgré sa répugnance, elle fit ce que lui demanda la vieille.
Quand elle eut fini, la vieille qui la regardait fixement lui demanda de préparer de
la viande rôtie avec ce qu'elle trouveras dans la hutte. Kalanga ne trouva que des
crapauds, serpents et des lézards.
Kalanga prépara, mangea puis se reposa.
Le lendemain, la vieille réveilla Kalanga et dit :
- Tu es une bonne enfant. Maintenant écoute ce que je te dirai, écoute les paroles
- d'une vieille.
- La ou tu te rends, tu trouveras un village, tu demanderas a voir le chef et tu lui
- raconteras ton histoire. Il te donnera a manger et a boire, mais tu ne toucheras a rien !
- Tu mangeras les restes de ce que nous avons mange hier. Prends ces restes et va
- en paix. Que les ancetres soient avec toi.
- Merci grand-mère, je ferai ce que tu viens de me dire.
Kalanga prit sa nourriture et s'en alla.
Elle marcha longtemps et trouva un village, elle demanda a voir le chef qui lui dit :
- Reste ma fille ta calebasse est ici. L'un de mes hommes la ramenée du fleuve. Tu l'auras
- mais reste encore avec nous. Nous te la rendrons demain.
Alors le chef du village fit réunir de la nourriture et la présenta a Kalanga.
On plaça deux enfants du village devant Kalanga qui lui dirent de manger. Kalanga sortit
son paquet et commença a manger les reste de la vieille.
Chaque fois qu'elle croquait un os, un des petits criait :
- Oh, elle croque un homme.
Chaque fois qu'elle coupait un morceau de sa nourriture, l'autre criait :
- Oh, elle coupe une femme.
Les femmes vinrent voir. Le repas était intact, elles enlevèrent le tout. Le chef félicita
alors Kalanga et dit :
- Tu n'es pas gourmande, reste et tu partiras demain.
A son réveil le lendemain, Kalanga fut surprise de voir deux servante devant elle.
Elles la lavèrent, lui mirent des parfums et des bijoux de pieds aux bras et dans les
cheveux.
- Sois heureuse toi, qui t'es dépensée et qui a su écouter les paroles d'une vieille, voici
- ta récompense.
Alors vint un beau jeune homme qui la prit pour femme, il la comble de richesse et
de calebasses sans oublier la calebasse de la belle-mère. Des serviteurs les suivirent
sur le chemin du retour vers le village de kalanga.

Et si elle n'avait pas écouter la vieille ?

Ecoutez alors l'histoire de celle qui n'écouta pas la vieille.
En ce jour-la, quand Kalanga rentra au village mariée et bien mariée, comblée de richesse
et heureuse, son amie Mbelu, fut d'abords étonnée, puis jalouse. Les parents de Mbelu
ne tardèrent pas a apprendre la nouvelle qui secoua tout le village.
Jaloux de Kalanga, les parents de Mbelu s'en prirent a leur fille, celle-ci décida de
faire comme kalanga.
Elle prit la calebasse de sa mère, alla au fleuve et volontairement la laissa s'en aller
par le courant.
puis elle retourna au village en faisant semblant de pleurer.
Sa mère lui demanda pourquoi elle pleurait.
- Hélas, ma calebasse fut emportée par l'eau.
La mère de Mbelu pensa "Enfin, nous allons être riches"
Puis elle dit tout haut a sa fille de partir et de ne revenir qu'avec la calebasse.
Mbelu ne se le fit pas répéter deux fois. Elle partit a toute jambes, elle aperçu de la
fumée, elle trouva la petite case, elle vit la vieille.
La vieille lui parla comme elle l'avait fait avec Kalanga, Mbelu alors lui répondit :
- Quoi ? Moi nettoyer ta sale maison ! Moi te laver et te gratter le dos, quelle horreur !
- Vraiment en voila une petite bossue et bien effrontée.... Tu ne te regarde pas non ?
La vieille toute triste lui demanda de cuire la nourriture. Mbelu vit les serpents et
les lézards. Elle cria :
- Moi, manger de pareilles saletés ?
La vieille ne dit rien, elle invita seulement Mbelu a partager sa case pour la nuit
Le lendemain, elle conseilla Mbelu comme elle l'avait fait avec Kalanga, mais Mbelu
refusa la nourriture en ce bouchant le nez et en crachant a terre. Elle s'en alla en disant :
- Vieille bossue, je n'ai que faire de tes conseils, je suis a la recherche de ma richesse
et j'ai déjà assez perdu de temps avec toi.
Mbelu partit, elle marcha longtemps. En arrivant au village, elle vit le chef et lui
raconta l'histoire de la calebasse.
Le chef du village lui demanda d'attendre le lendemain. On porta a Mbelu de la
nourriture, deux enfants furent places pour voir Mbelu qui du reste avait très faim.
Elle se jeta sur la nourriture en se disant :
- Comme c'est bien !
Des qu'elle coupa le premier morceau de viande, le premier enfant cria :
- Aie ! elle mange une petite fille.
Quand Mbelu croqua un os, le deuxième enfant cria :
- Aie ! aie ! elle croque un homme.
Aussitôt, Mbelu fut envahie par des femmes qui lui arrachèrent le tout en l'injuriant.
Le lendemain matin en sortant de son lit, deux servants la prirent, au lieu de parfums,
elles lui versèrent des saletés, au lieu des robes, elles la vêtirent de torchons.
Alors le chef du village l'appela et lui donna un mari nain et boiteux, il lui donna aussi des
malles, des malles a ouvrir chez elle au village. Ainsi elle fut ordonne de partir. Quand
elle arriva au milieu du village, tout le monde se mit a rire, arrivée dans la case Mbelu
ouvrit les malles en présence de son mari et de ses parents.
Il en sortit des fourmillers et des serpents.
Ainsi ce termine l'histoire, non sans nous enseigner, jeunes gens et jeunes filles, de ne
jamais mépriser les vieillards.